Qu’est-ce que « Puff », ce vaporisateur jetable qui cartonne auprès de la jeunesse bordelaise ?

Written By Sara Rosso

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Depuis fin 2021, les jeunes collégiens et lycéens utilisent Puff, une mini cigarette électronique jetable dont l’usage inquiète les toxicomanes.

Par Rédaction Bordeaux

Publié le 1 mars 22 à 20:36

Ils quittent le lycée Gustave-Eiffel de Bordeaux (Gironde) vers 17 heures. de ce lundi 28 février 2022, rentrée des classes, un groupe d’adolescents parle de leur samedi soir. « Je pourrais acheter une bouffée, on a fait des ronds de fumée toute la nuit », raconte Samuel, un lycéen de 16 ans.

Simple…Et efficace

Simple…Et efficace

Dans son groupe d’amis, pratiquement tous les lycéens, âgés de 15 à 17 ans, ont déjà goûté la houppette. Lire aussi : Vosgien. Les amis de la santé des Vosges se mobilisent à Saint-Nabord pour le premier week-end de départ vers …. Cette dernière, qui se traduit par « puff » en anglais, est une mini cigarette électronique jetable, dont le liquide contient moins de 2 % de nicotine.

Autre différence avec leurs aînés rechargeables : leur design aux couleurs acidulées, leurs odeurs de fruits et leur utilisation de ne pas avoir besoin de synchroniser l’aspiration et l’utilisation d’un bouton. Il suffit de respirer pour déclencher la combustion.

« Tout est fait pour flirter avec un public très jeune, du packaging à l’utilisation très simplifiée. Et bien sûr le marketing utilisé par les vendeurs de tabac, qui fait intervenir des influenceurs », commente André Nguyen, coordinateur médical à la COREADD, la Coordination régionale Addictions Nouvelle-Aquitaine.

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Des lycéens convaincus

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Cependant, le produit est interdit à la vente aux personnes de moins de 18 ans.

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« Mes préférés sont toujours ceux à l’ananas ! » amateur, par exemple Oscar, 17 ans, qui a découvert les bouffées grâce à Tik Tok, un réseau social utilisé principalement par les 16-24 ans.

Seul leur prix reste, pour lui, prohibitif. Vendues entre 7 et 12 euros, elles sont cependant bien moins chères que les cigarettes électroniques.

« Ils sont également moins encombrants, car ils n’ont pas de piles. Ils ont le format idéal pour se cacher dans la poche, où il n’est pas visible par les parents », remarque l’addictologue.

Alors, comment l’enfant l’obtient-il ? « Je n’ai jamais manqué de tabac. J’en achète souvent, le goût de la noix de coco, des raisins glacés, des fruits rouges sont les meilleurs », explique Clara, une lycéenne de 16 ans.

D’autres, de leur propre aveu, demandent à leurs amis adultes de leur en acheter.

« Ce n’est pas très cher et facilement accessible. Je suis étonné de voir tous ces jeunes consommer des bouffées. Et s’il les force plus tard à acheter des cigarettes », se plaint Nancy, la mère d’une jeune fille de 16 ans inquiète.

Ses craintes sont-elles justifiées ? « Nous ne savons pas pour le moment, nous n’avons pas la perspective de savoir si les fumeurs de bouffées vont devenir des fumeurs de cigarettes. Ces appareils sont trop récents. Ce dont nous sommes certains, cependant, c’est qu’ils contiennent de la nicotine. Et dans les faits, il y a un risque de dépendance », explique André Nguyen, qui pointe la responsabilité de l’industrie du tabac.

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Rupture de stock

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« Pour éviter les politiques publiques visant à limiter l’usage de la cigarette, ils cherchent à vendre du tabac sous différentes formes. »

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Et il fonctionne! C’est en tout cas le constat de Kamel, un tabac du Get, situé dans l’hippodrome de la Marne.

« Nous avons reçu nos premiers hits entre fin décembre et début janvier, près du Lycée Gustave Eiffel. C’est parti à grande vitesse ! En général, tout notre stock est écoulé sous 15 jours maximum. »

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