Qu’est-ce qu’on fout à Paris toute la nuit ?

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

« Mais dans la capitale, bien sûr, il y a toujours quelque chose d’ouvert », répondront inévitablement les Parisiens en évoquant leur ville préférée. Lieu de culture et de divertissement, Paris a tout de même reçu un petit coup à l’arrière de la tête de la pandémie de Covid. Sa vie nocturne a diminué et de nombreux lieux de fête sont restés fermés.

« Mais dans la capitale, bien sûr, il y a toujours quelque chose d’ouvert », répondront inévitablement les Parisiens en évoquant leur ville préférée. Lieu de culture et de divertissement, Paris a tout de même reçu un petit coup à l’arrière de la tête de la pandémie de Covid. Sa vie nocturne a diminué et de nombreux lieux de fête sont restés fermés.

Comme nos homologues britanniques à Londres, nous nous sommes lancés le défi de passer la nuit à errer dans la capitale pour voir s’il y avait autre chose que des McDonald ouverts après minuit. Et pour pimenter un peu, nous avons choisi le mercredi.

Comme nos homologues britanniques à Londres, nous nous sommes lancés le défi de passer la nuit à errer dans la capitale pour voir s’il y avait autre chose que des McDonald ouverts après minuit. Et pour pimenter un peu, nous avons choisi le mercredi.

21:00 – DRAG SHOW

J’ai trouvé un drag show au coeur du quartier Château d’Eau. Personne n’aurait soupçonné que des stars internationales se produiraient ce soir-là dans le petit théâtre, à l’exception des quelques centaines de personnes présentes, fascinées par le spectacle. Ceci pourrez vous intéresser : Sarralbé. Bien-être et thérapies vont de pair. Le public est clairement initié, les trois quarts parlent anglais et hurlent à l’apparition de leur drag queen préférée.

J’ai trouvé un drag show au coeur du quartier Château d’Eau. Personne n’aurait soupçonné que des stars internationales se produiraient ce soir-là dans le petit théâtre, à l’exception des quelques centaines de personnes présentes, fascinées par le spectacle. Le public est clairement initié, les trois quarts parlent anglais et hurlent à l’apparition de leur drag queen préférée.

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21:30 – KFC

Il y a quelque chose de très stressant à savoir à l’avance que nous allons passer une nuit blanche en hiver sans plan. Sinon, on termine la soirée chez quelqu’un, mais c’est là que s’éveillent nos besoins primaires. De peur, de mourir de faim et de froid, j’échoue au KFC, pas n’importe lequel : celui où Kim Kardashian et Kanye West ont mangé. Mais la plaque commémorative des deux stars a déjà disparu. « Trop de gens sont venus prendre une photo sans commande, c’était bondé pour rien », raconte l’employé. Après quelques rôtis tendres, je me dirige vers une institution de Belleville : China Town Karaoke.

Il y a quelque chose de très stressant à savoir à l’avance que nous allons passer une nuit blanche en hiver sans plan. Sinon, on termine la soirée chez quelqu’un, mais c’est là que s’éveillent nos besoins primaires. De peur, de mourir de faim et de froid, j’échoue au KFC, pas n’importe lequel : celui où Kim Kardashian et Kanye West ont mangé. Mais la plaque commémorative des deux stars a déjà disparu. « Trop de gens sont venus prendre une photo sans commande, c’était bondé pour rien », raconte l’employé. Après quelques rôtis tendres, je me dirige vers une institution de Belleville : China Town Karaoke.

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22:00 – KARAOKÉ À BELLEVILLE

Il existe deux types de personnes lorsqu’il s’agit de cette pratique. Chanteurs et autres. Soyons honnêtes, ceux qui disent « oh mais j’adore le karaoké, c’est tellement amusant » sont probablement ceux qui vous disent qu’ils ne peuvent pas chanter tant qu’ils n’ont pas leurs octaves justes une seconde plus tard. Comme une bonne poêle à frire, cette pratique me dérange le plus. Je préfère largement partager mon talent de chanteuse avec mon chat plutôt qu’un public entier, prêt à me juger à la moindre fausse note. Belleville Chinatown en a fait sa spécialité et toutes les tables peuvent y participer. Dès mon arrivée, un homme d’une cinquantaine d’années chante parfaitement Sinatra d’une voix de ténor new-yorkaise. M’imaginer sur scène l’instant d’après me terrifie, mais je rejoins un groupe d’amis qui chantent Bohemian Rhapsody. Un restaurant bondé regarde notre groupe à côté de la nourriture. Heureusement, nous servons plus de cadre de fond que de distraction principale.

Il existe deux types de personnes lorsqu’il s’agit de cette pratique. Chanteurs et autres. Soyons honnêtes, ceux qui disent « oh mais j’adore le karaoké, c’est tellement amusant » sont probablement ceux qui vous disent qu’ils ne peuvent pas chanter tant qu’ils n’ont pas leurs octaves justes une seconde plus tard. Comme une bonne poêle à frire, cette pratique me dérange le plus. Je préfère largement partager mes talents de chanteuse avec mon chat plutôt qu’un public entier, prêt à me juger à la moindre fausse note.

Belleville Chinatown en a fait sa spécialité et toutes les tables peuvent y participer. Dès mon arrivée, un homme d’une cinquantaine d’années chante parfaitement Sinatra d’une voix de ténor new-yorkaise. M’imaginer sur scène l’instant d’après me terrifie, mais je rejoins un groupe d’amis qui chantent Bohemian Rhapsody. Un restaurant bondé regarde notre groupe à côté de la nourriture. Heureusement, nous servons plus de cadre de fond que de distraction principale.

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22:30 – CANTINE CHINOISE

Je profite d’être dans le quartier pour essayer de manger des raviolis. Tous les restaurants commencent à fermer leurs cuisines, je passe un marché avec la serveuse qui accepte de me servir cinq raviolis si je les mange dans la demi-heure. Aucun problème. Je me désaltère avec une tarte au bar voisin. Certains Parisiens sont encore en terrasse, certains sont sur le point de partir, le travail exige le lendemain.

Je profite d’être dans le quartier pour essayer de manger des raviolis. Tous les restaurants commencent à fermer leurs cuisines, je passe un marché avec la serveuse qui accepte de me servir cinq raviolis si je les mange dans la demi-heure. Aucun problème. Je me désaltère avec une tarte au bar voisin. Certains Parisiens sont encore en terrasse, certains sont sur le point de partir, le travail exige le lendemain.

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00:00 – STUDIO DE MUSIQUE

Quelques minutes plus tard, j’ai entendu dire que le rappeur Takeshi terminait d’enregistrer sa dernière chanson. Son atelier est caché au sous-sol d’un immeuble. Alors que les gens se préparent à aller se coucher, l’artiste peaufine le mixage sonore. C’est une bonne intermède musicale et chaleureuse en prime.

Quelques minutes plus tard, j’ai entendu dire que le rappeur Takeshi terminait d’enregistrer sa dernière chanson. Son atelier est caché au sous-sol d’un immeuble. Alors que les gens se préparent à aller se coucher, l’artiste peaufine le mixage sonore. C’est une bonne intermède musicale et chaleureuse en prime.

00:30 – CYBERCAFÉ MILK

C’est à Châtelet que j’ai découvert un monde parallèle. Au sous-sol, des centaines d’ordinateurs sont alignés. Pour quelques euros de l’heure, vous pouvez jouer toute la nuit. Counter-Strike, League of Legends, World of Warcraft, une trentaine de jeux en ligne. « J’emmerde ta mère », crie l’un d’eux devant son ordinateur. Certains dorment sur leurs claviers. A en juger par l’odeur de la pièce, un doux mélange de Red Bull et de sueur, je parie que certains d’entre eux sont là depuis très longtemps. Seulement une fille au mètre carré, mon ordinateur rame à mort et Counter-Strike refuse d’afficher autre chose que sa page d’accueil. Je retourne à Agari avec une certaine honte.

C’est à Châtelet que j’ai découvert un monde parallèle. Au sous-sol, des centaines d’ordinateurs sont alignés. Pour quelques euros de l’heure, vous pouvez jouer toute la nuit. Counter-Strike, League of Legends, World of Warcraft, une trentaine de jeux en ligne. « J’emmerde ta mère », crie l’un d’eux devant son ordinateur. Certains dorment sur leurs claviers. A en juger par l’odeur de la pièce, un doux mélange de Red Bull et de sueur, je parie que certains d’entre eux sont là depuis très longtemps. Seulement une fille au mètre carré, mon ordinateur rame à mort et Counter-Strike refuse d’afficher autre chose que sa page d’accueil. Je retourne à Agari avec une certaine honte.

01:30 – BOWLING

Les rues de Paris sont vides. Je veux rester actif pour ne pas m’endormir. Le boulodrome est toujours ouvert Place Monge. Alors que j’ai hâte de faire tomber des épingles, une pancarte à la fenêtre vient gâcher mes plans : « Privatized All Night ». J’essaie de négocier avec le vigile qui ne vient rien entendre, pendant que plusieurs joueurs fument des cigarettes et regardent la scène. La société a réservé une place contre le bon Bifton. Puis sort de l’obscurité le patron qui a fait la réservation, exhalant de la fumée de cigarette avant de dire : « Ça ne me dérange pas, vous pouvez entrer. Cela nous laisse le terrain libre pour tirer quelques balles.

Les rues de Paris sont vides. Je veux rester actif pour ne pas m’endormir. Le boulodrome est toujours ouvert Place Monge. Alors que j’ai hâte de faire tomber des épingles, une pancarte à la fenêtre vient gâcher mes plans : « Privatized All Night ». J’essaie de négocier avec le vigile qui ne vient rien entendre, pendant que plusieurs joueurs fument des cigarettes et regardent la scène. La société a réservé une place contre le bon Bifton. Puis sort de l’obscurité le patron qui a fait la réservation, exhalant de la fumée de cigarette avant de dire : « Ça ne me dérange pas, vous pouvez entrer. Cela nous laisse le terrain libre pour tirer quelques balles.

02:00 – BAR ET FLÉCHETTES

Le froid glacial s’infiltre à travers toutes les couches de mes vêtements et n’a rien à voir avec les coups manqués. Tous les rideaux du bar sont tirés. Le plus dur commence. Je marche. Devant le Panthéon, pas une seule âme, c’est vraiment beau. Une femme en talons hauts apparaît dans l’allée, la voiture ralentit, les deux discutent un moment à travers la fenêtre jusqu’à ce qu’elle entre. Le pub est toujours ouvert. Green Day et Linkin Park se succèdent en fond sonore, l’ambiance est rock 2000. Une dizaine d’habitués jouent aux fléchettes ou boivent de la bière. Le patron essaie de me réveiller en faisant danser ses shakers autour de lui.

Le froid glacial s’infiltre à travers toutes les couches de mes vêtements et n’a rien à voir avec les coups manqués. Tous les rideaux du bar sont tirés. Le plus dur commence. Je marche. Devant le Panthéon, pas une seule âme, c’est vraiment beau. Une femme en talons hauts apparaît dans l’allée, la voiture ralentit, les deux discutent un moment à travers la fenêtre jusqu’à ce qu’elle entre. Le pub est toujours ouvert. Green Day et Linkin Park se succèdent en fond sonore, l’ambiance est rock 2000. Une dizaine d’habitués jouent aux fléchettes ou boivent de la bière. Le patron essaie de me réveiller en faisant danser ses shakers autour de lui.

03:00 – RESTO OUVERT 24/24

A quelques minutes, la taverne illumine Saint Michel. Escargots et côtes levées, plusieurs touristes dégustent les plats français les plus chers de la carte. Quand je demande conseil au serveur, il me dit que tout est fait maison, ce dont je doute compte tenu de ce que je vois de la cuisine depuis ma table. Je reviens au boeuf bourguignon, camembert et un verre de rouge pour parfaire le coup.

A quelques minutes, la taverne illumine Saint Michel. Escargots et côtes levées, plusieurs touristes dégustent les plats français les plus chers de la carte. Quand je demande conseil au serveur, il me dit que tout est fait maison, ce dont je doute compte tenu de ce que je vois de la cuisine depuis ma table. Je reviens au boeuf bourguignon, camembert et un verre de rouge pour parfaire le coup.

03:30 – SALLE DE SPORT

Pour me réveiller, j’essaie de faire du sport. Il n’y a qu’un seul endroit à Paris qui ne ferme jamais, République. Alors que je m’attends à me retrouver dans une ambiance morose, je découvre une vingtaine de personnes en train de pratiquer leur sport, poussant de la fonte ou travaillant sur des machines comme si c’était le milieu de l’après-midi. Certains m’accueillent même avec un grand sourire, tout bête, alors que mes cernes s’agrandissent. Je rencontre même Ruby Nikara, une célèbre influenceuse qui vend de l’eau de bain.

Pour me réveiller, j’essaie de faire du sport. Il n’y a qu’un seul endroit à Paris qui ne ferme jamais, République. Alors que je m’attends à me retrouver dans une ambiance morose, je découvre une vingtaine de personnes en train de pratiquer leur sport, poussant de la fonte ou travaillant sur des machines comme si c’était le milieu de l’après-midi. Certains m’accueillent même avec un grand sourire, tout bête, alors que mes cernes s’agrandissent. Je rencontre même Ruby Nikara, une célèbre influenceuse qui vend de l’eau de bain.

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04:00 – ENCORE UN BAR

Mes démarches n’étaient pas suffisantes et je me suis arrêtée dans un bar qui était sur le point de fermer. Je lui demande du café, le patron refuse : « Alors c’est alcool ou rien, je n’allume pas la machine ». Je repars les mains vides et un peu vexé.

Mes démarches n’étaient pas suffisantes et je me suis arrêtée dans un bar qui était sur le point de fermer. Je lui demande du café, le patron refuse : « Alors c’est alcool ou rien, je n’allume pas la machine ». Je repars les mains vides et un peu vexé.

04:30 – BUS DE NUIT

Je décide d’entrer dans le Noctilien, pour réfléchir où aller. J’espère pouvoir y dormir, mais le véhicule est bondé et les Parisiens les plus méfiants s’y sont apparemment donné rendez-vous. A côté de moi, quelqu’un frappe son reflet plusieurs fois et à l’arrière du bus, quelqu’un cogne, insultant les passagers. Pour une sieste, nous reviendrons.

Je décide d’entrer dans le Noctilien, pour réfléchir où aller. J’espère pouvoir y dormir, mais le véhicule est bondé et les Parisiens les plus méfiants s’y sont apparemment donné rendez-vous. A côté de moi, quelqu’un frappe son reflet plusieurs fois et à l’arrière du bus, quelqu’un cogne, insultant les passagers. Pour une sieste, nous reviendrons.

04:40 – LE GORE

Il semble qu’un seul club soit encore ouvert à Stalingrad. Dès que j’arrive dans le quartier, je suis bousculé par un abruti. Je fais le tour pour l’éviter. La fête, située dans un sous-sol aux murs épais, abrite un DJ torse nu qui semble danser toute sa vie devant un public de cinq headbangings sur la musique. L’ambiance aurait pu être sympa si je n’étais pas si épuisée et si les danseurs n’étaient pas aussi bourrés de psychotropes. Dès mon arrivée, l’un d’eux se précipite pour me demander ce que j’aimerais lui acheter. Les canapés sont disposés sous les enceintes, je m’assois là pour essayer de dormir.

Il semble qu’un seul club soit encore ouvert à Stalingrad. Dès que j’arrive dans le quartier, un con se jette sur moi. Je fais le tour pour l’éviter. La fête, située dans un sous-sol aux murs épais, abrite un DJ torse nu qui semble danser toute sa vie devant un public de cinq headbangings sur la musique.

L’ambiance aurait pu être sympa si je n’étais pas si épuisée et si les danseurs n’étaient pas aussi bourrés de psychotropes. Dès mon arrivée, l’un d’eux se précipite pour me demander ce que j’aimerais lui acheter. Les canapés sont disposés sous les enceintes, je m’assois là pour essayer de dormir.

Quand je m’assieds, la musique résonne dans chaque partie de mon corps, mon cœur guérit, mes tympans me font mal. J’y reste cinq minutes avant de me baisser sur le plancher de la scène pour éviter le massacre de mon ouïe, déjà abîmée par des années de mp3 trop bruyants. Les employés commencent à plier bagages jusqu’à ce qu’ils me chassent.

Quand je m’assieds, la musique résonne dans chaque partie de mon corps, mon cœur guérit, mes tympans me font mal. J’y reste cinq minutes avant de me baisser sur le plancher de la scène pour éviter le massacre de mon ouïe, déjà abîmée par des années de mp3 trop bruyants. Les employés commencent à plier bagages jusqu’à ce qu’ils me chassent.

05:00

Je commence à chercher partout sur Internet ce qui pourrait être ouvert. Le seul restaurant pas trop loin que j’appelle me dit d’être réservé toute la nuit avant de me raccrocher au nez. Alors je marche, des oiseaux se réveillent et se mettent à chanter pour me suivre. Je suis à l’heure où les noctambules se sont enfin endormis et les lève-tôt ne se sont pas encore levés. Je croise la gare TER, plusieurs personnes y entrent de temps en temps, je les regarde sans trop de but. C’est officiel, Paris ne s’amuse plus vers 5h du matin.

Je commence à chercher partout sur Internet ce qui pourrait être ouvert. Le seul restaurant pas trop loin que j’appelle me dit d’être réservé toute la nuit avant de me raccrocher au nez.

Alors je marche, des oiseaux se réveillent et se mettent à chanter pour me suivre. Je suis à l’heure où les noctambules se sont enfin endormis et les lève-tôt ne se sont pas encore levés. Je croise la gare TER, plusieurs personnes y entrent de temps en temps, je les regarde sans trop de but. C’est officiel, Paris ne s’amuse plus vers 5h du matin.

06:00 – FIN

Et puis par miracle, en poursuivant mon chemin, je suis tombé sur une boulangerie. Les machines à jus d’orange et à café ne fonctionnent pas si tôt le matin, mais au moins il y a ce qui fait vibrer notre pays : les croissants et le chocolat. Découragé, je m’effondre sur la terrasse extérieure vide et mâche nonchalamment ma douleur et mon chocolat. Les miettes s’entassent sur mon manteau, je n’ai même pas le courage de les balayer. Ça fait 9 heures que je traîne dans Paris, je suppose que c’est l’heure d’aller au lit. Paris est-il toujours amusant ? Peut-être pas la fête du siècle, mais la plus éclectique possible, c’est certain.

Et puis par miracle, en poursuivant mon chemin, je suis tombé sur une boulangerie. Les machines à jus d’orange et à café ne fonctionnent pas si tôt le matin, mais au moins il y a ce qui fait vibrer notre pays : les croissants et le chocolat.

Découragé, je m’effondre sur la terrasse extérieure vide et mâche nonchalamment ma douleur et mon chocolat. Les miettes s’entassent sur mon manteau, je n’ai même pas le courage de les balayer. Ça fait 9 heures que je traîne dans Paris, je suppose que c’est l’heure d’aller au lit. Paris est-il toujours amusant ? Peut-être pas la fête du siècle, mais la plus éclectique possible, c’est certain.

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