Réduction des déficits : le Haut Conseil des finances publiques critique une trajectoire « peu ambitieuse ».

Written By Sara Rosso

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Par SudOuest.fr et AFPPublié le 25/09/2022 à 22h44Mis à jour le 25/09/2022 à 22h54

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) juge « désintéressée » la manière dont le gouvernement s’est fixé pour réduire le déficit public en 2027, dans un avis rendu dimanche, au soir de la présentation du budget 2023.

La manière dont le gouvernement entend réduire ce déficit de 5% à 2,9% sur une période de cinq ans, est également considérée comme « spéciale » par le HCFP, qui considère son point de vue « en sur l’économie, sur la gestion des dépenses de l’État et sur la augmentation des impôts obligatoires ».

Selon le Conseil suprême, organe indépendant rattaché à la Cour des comptes, le gouvernement a « surestimé » l’impact de tous les changements qu’il envisage de mettre en place, comme les retraites, l’assurance chômage, le pouvoir du revenu de solidarité (RSA) et l’apprentissage. , « surtout dans les premières années du programme ».

Il a précisé que pour tous ces changements, « ni les moyens, ni les effets, ni le temps ne sont enregistrés ». En particulier pour les pensions, « le financement sera limité dans tous les cas dans la perspective à long terme de la période de programmation ».

Dette publique

La réforme des retraites ne fait pas partie du projet de loi de dépenses de la Sécurité sociale. Lire aussi : Comment améliorer la liberté du professionnel de santé à travers le SEL et les sociétés financières (SPFPL) et familiales (SMHF) ?. La réforme peut être initiée par un amendement lors des débats du Parlement, ou un texte dédié, a indiqué dimanche le ministre des Relations avec le Parlement, Franck Riester.

Ce texte prévoit une réduction significative du déficit de la Sécurité sociale l’an prochain, à 6,8 milliards d’euros, contre 17,8 milliards en 2022.

Selon le Haut Conseil, le projet de loi de programmation financière quinquennale du gouvernement, que le gouvernement doit présenter lundi en même temps que son budget pour l’année 2023, « ne prévoit pas de retour rapide à l’objectif d’équilibre social monétaire, qui est donnée à la France » au niveau européen.

La France fait désormais partie des sept pays de la zone euro dont la dette publique est supérieure à l’économie nationale (PIB), mais inférieure à 80% du PIB pour 11 d’entre eux, observe le HCFP, même si la trajectoire établie par le gouvernement est respectée , « La France continuera à voir sa situation d’endettement déficitaire » dans la zone euro.

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Incertitude

Dans sa vision séparée pour 2023 uniquement du HCFP, le HCFP considère que 1% de croissance du gouvernement « c’est assez élevé ». Bien que les recettes puissent souffrir l’an prochain d’une activité plus faible que prévu, elles augmenteront grâce à des recettes fiscales plus élevées que prévu en 2022.

Les dépenses publiques devraient baisser de 1,1 % hors inflation, mais « la baisse pourrait être plus importante que prévu en raison des faibles coûts ».

Enfin, la prévision d’un déficit public de 5% du PIB l’an prochain « est marquée par beaucoup d’incertitudes sur les évolutions macroéconomiques et notamment sur les prix de l’énergie ».

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