Renault-Nissan : cette perte potentielle à cacher

Written By Sara Rosso

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La marque au losange cherche à réduire sa participation dans l’Alliance franco-japonaise pour éviter des pertes en capital.

C’est un secret de polichinelle. Jean-Dominique Senard, le président de Renault, a fini par s’habituer à cette idée : l’Alliance scellée avec Nissan en mars 1999 pourrait mieux fonctionner si les deux groupes étaient au même niveau dans le capital de l’un d’eux.

Actuellement, la marque au losange détient 43,4 % de l’entreprise japonaise, qui ne détient que 15 % de Renault. Ce déséquilibre, alors que Nissan produit quatre millions de voitures contre 2,7 millions pour ses actionnaires, est à l’origine de frictions incessantes et d’une méfiance constante des Japonais, avant et après la destitution de Carlos Ghosn fin 2018. , selon les termes de l’accord signé en décembre 2015, le groupe français ne dispose pas des pouvoirs qui devraient lui être conférés par sa participation.

De son côté, Luca de Meo, directeur général de Renault, explique que pour relancer la collaboration entre les deux groupes depuis son arrivée en juillet 2020, il a essayé de faire oublier aux gens ce qui se passe sur ils repartent par le bas, par le terrain, en regardant sur quels sujets concrets, dans quels pays, les deux entreprises peuvent trouver de nouvelles collaborations.

Une méthode qui semble payante. Selon nos informations, une dizaine de projets concrets sont à l’étude entre les deux groupes. Des programmes conjoints sont envisagés en Inde ou en Amérique du Sud. Nissan est également prêt à prendre jusqu’à 15% du capital de l’entreprise que Renault souhaite créer pour héberger ses activités dans la voiture électrique, sous le nom de code « Ampère ». En revanche, le groupe Yokohama n’est pas intéressé par l’autre filiale que la marque au losange souhaite créer.

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Vente par étapes

Temporairement appelée « Horse », elle regrouperait la recherche et la fabrication de moteurs thermiques, et aurait comme partenaires le chinois Geely, déjà actionnaire de Volvo, et la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. Sur le même sujet : Rappel du scooter électrique BMW Motorrad CE-04.

Il faudra cependant que ces projets soient très concrets pour convaincre les marchés, mais aussi le premier actionnaire de Renault, l’Etat français (15%), que l’Alliance entre réellement dans une nouvelle ère.

Car pour l’instant, ce qui se dessine dans cette réorganisation des adhésions, c’est surtout un très fort potentiel de perte. Il s’avère que l’action dans Nissan est valorisée à 16,2 milliards d’euros dans les comptes de Renault à fin décembre 2021. Soit entre 1 100 et 1 200 yens (7,5 et 8,10 euros) l’action. Cependant, le vendredi 28 octobre, les actions Nissan ont terminé la séance de bourse à 461,40 yens. Si le constructeur français réduisait sa part de 43 % à 15 %, la perte serait abyssale : entre 6 milliards et 7 milliards d’euros.

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