Rendre « sexy » le métier de plombier : l’école qui veut changer l’image du métier du BTP

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Engagez un plombier, un chauffagiste, un électricien, un plombier… Le secteur de la construction peine à embaucher. Pourtant, ces métiers impopulaires peuvent fournir de bons emplois pour se reconvertir : c’est le lit de la nouvelle école de Gustave, à Clichy, dans l’arrondissement parisien.

Il unit, il divise, il rayonne dans tous les sens. C’est un vieux mercredi après-midi à Clichy (Hauts-de-Seine) : une trentaine s’est reconvertie dans le soudage de tubes en tubes d’acier. « Ils sont droit dans le béton et les étincelles, c’est la fête ! » », se réjouit Marie Blaise, 28 ans, directrice et co-fondatrice de la toute petite école Gustave, dont la classe de CM2 a commencé sa formation au chauffage des canalisations d’eau, la méthode du « bootcamp » [camp d’entraînement] pendant trois mois intenses, avant de partir. -étude avec l’entreprise.

Dans un univers comparable à l’original, Gustave – clin d’œil au grand bâtisseur Eiffel – veut rendre « sexy » une partie souvent méprisée : la construction. L’école, issue de l’économie sociale et solidaire, veut donner à chacun, quel que soit son diplôme, « l’opportunité de trouver des jobs formidables dans un secteur porteur ».

En 2022, Pôle emploi compte environ 235 000 offres pour les ouvriers du BTP. Pour 75 % de ces situations, les employeurs rencontreront des problèmes d’embauche. Les maçons, les plombiers, les chauffagistes, les électriciens, les couvreurs et les charpentiers représentent les cinq professions les plus demandées du secteur.

Susciter des vocations

Susciter des vocations

« La question de l’attractivité est quelque chose qui arrive fréquemment, on s’en occupe depuis de nombreuses années. Nous avons toujours besoin de gens pour travailler. Même en temps de crise, il y a du travail. Sur le même sujet : Comment vendre son bien rapidement ?. Dans la construction, c’est un espace ouvert », confirme le représentant de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui regroupe de grandes entreprises comme Bouygues ou Eiffage, mais aussi des immeubles avec peu de salariés. La campagne de sensibilisation, publiée notamment sur TikTok et Instagram , en essayant d’attirer de nouveaux comptes : « C’est très difficile d’imaginer la vie sans bâtiment… mais c’est facile d’imaginer le travail d’un bâtiment », assène la voix.

À Lire  Portet sur Garonne. Département : 1,5 million de subventions

Selon l’Observatoire des métiers du bâtiment, 71 % des 320 000 personnes employées en 2020 n’ont jamais travaillé dans le bâtiment ou les travaux publics, et 21 % ont moins de 25 ans. un diplôme et une expérience professionnelle », plaide le représentant de la FFB interrogé.

D’où l’idée de promouvoir l’artisanat. A l’école Gustave, campée au premier étage d’un immeuble moderne surplombant la Seine, le bruit des machines jaillit derrière une scène polie. Marie Blaise explique : « Nous voulions vivre dans un beau quartier, pas au milieu d’une mauvaise zone industrielle. C’est aussi ce qui redonne l’image commerciale du bâtiment. »

Il vous reste 75,93% de cet article à lire. Les informations suivantes sont réservées aux abonnés.

5 villages à acheter pour le prix d'un T2 à Paris
Ceci pourrez vous intéresser :
Du petit quartier rénové à la belle maison où l’on vient poser…