Riad Salamé, gouverneur de la Banque centrale du Liban, a porté plainte pour dénonciation en diffamation à Lyon

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à 14h00

, 31 juillet 2022

Enquêtes criminelles, perquisitions en série, gels d’avoirs en France, en Allemagne, en Suisse et au Luxembourg… Plongé dans un scandale judiciaire depuis plusieurs mois, Riad Salamé, le gouverneur de la Banque du Liban.

, essayant de reprendre le contrôle. En juin, il porte plainte contre X devant le tribunal de Lyon, pour « accusation calomnieuse » et « tentative d’escroquerie aux jugements ». Figure de la vie économique du Moyen-Orient, ce Franco-Libanais de 72 ans dirige sans interruption l’institution financière de Beyrouth depuis 1993. Alors que le pays traverse une crise sans précédent, il est soupçonné d’enrichissement illégal. En France, deux ONG ont porté plainte contre lui en 2021 auprès du procureur national financier (PNF), notamment pour blanchiment, recel et escroquerie.

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120 millions d’euros d’avoirs gelés

120 millions d’euros d'avoirs gelés

Elle a été déclenchée par un rapport de 2016 attribué à Cristal Group international, spécialiste lyonnais de l’intelligence économique. Lorsque son contenu de 12 pages a été divulgué à la presse libanaise en 2020, un scandale a éclaté. Riad Salamé est accusé d’avoir détourné plus de 2 000 milliards de dollars au profit de lui-même et de quelques proches, bien que les documents qui peuvent être lus conjointement avec le document n’apportent pas de preuves concluantes. Mais le plus étonnant reste à venir. Voir l’article : Nokia : Goldman Sachs réitère ses conseils d’achat. Quelques jours après la diffusion des informations sur cet explosif, le dirigeant du groupe Cristal, Kévin Rivaton, conteste publiquement en être l’auteur. « Ni moi ni mon personnel n’avons rien à voir avec la rédaction du rapport publié sur les réseaux sociaux libanais », avait-il déclaré à l’époque.

Un témoignage écrit cité dans la plainte de Riad Salamé vient aggraver les problèmes aujourd’hui. Elle émane d’une personne qui se présente comme salariée du Groupe Cristal. Il raconte que début 2016, quatre hommes se sont présentés au siège de l’entreprise pour mener une enquête. Ils voulaient obtenir confirmation de la diversion adressée au gouverneur. L’un d’eux a été identifié par le témoin, qui se dit prêt à se rendre à la justice en raison de son inimitié avec le banquier, connu comme un haut fonctionnaire du ministère libanais des Finances. Tout le monde serait déterminé à obtenir un résultat rapide. Interrogé à plusieurs reprises par le JDD, Kévin Rivaton n’a pas répondu.

Cependant, au Liban, ce rapport est maintenu comme un élément justifiant l’ouverture d’une enquête dirigée contre Riad Salamé ; a fait passer son frère Raja plusieurs semaines en prison avant d’être libéré au printemps. En France, en Suisse et en Angleterre, ces pages désormais non identifiées alimentent les soupçons de diverses ONG qui y ajoutent les résultats de leurs recherches. A Paris, l’Association Sherpa et le Collectif des victimes de fraudes et pratiques criminelles au Liban ont intercepté le PNF. Dans la plainte, ils précisent le patrimoine du gouverneur, de son frère, de son fils et d’un de ses collaborateurs : des actions, des biens immobiliers à Paris et Antibes, totalisant plusieurs dizaines de millions d’euros, « incommensurables ». traitements et salaires officiels » selon Riad Salamé. Comme l’a expliqué ce dernier, lorsqu’il a été nommé à la tête de la banque centrale en 1993, il disposait d’une fortune personnelle de 23 millions de dollars, qui n’a cessé de croître depuis.

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