Rodéos urbains : 16 ans de faiblesse ? – Fédération Française des Angry Bikers

Written By Sara Rosso

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Depuis 2006, l’État envisage de s’attaquer aux rodéos urbains en légiférant coûte que coûte et en alourdissant les peines dont sont passibles les auteurs. Il ne se rend pas compte que ceux qui causent le plus de problèmes sont insensibles à ces sanctions, car ils conduisent le plus souvent sans permis, parfois des motos volées ou sans permis, sans assurance et le plus souvent sans équipements de protection adéquats.

Pour la FFMC, ces comportements à risque ne viennent pas des motards, mais des criminels circulant à moto : « On augmente les peines, mais les contrevenants s’en fichent ! Ce qui agace le plus la FFMC, c’est la façon dont ces faits sont relatés dans les médias et l’amalgame qui en résulte : « quand ces rodéos se déroulent en voiture, la presse ne parle pas d’automobilistes, mais de speeders ». moto ont lieu, c’est « haro sur le motard » : « la presse parle de motards quand il s’agit de personnes qui n’ont même pas de permis de conduire, conduisent des motos non homologuées, sans équipement, sans assurance, ce ne sont pas des cyclistes ! »

Rares sont ceux qui font la différence entre motard et délinquant motorisé.

« Les forces de l’ordre ne s’y trompent pas et font la différence entre un bêtisier et un motard responsable. Mais assimiler ces délinquants à des « motocyclistes » dans les médias nous met en colère.

« Alors les motards ? Toujours en colère ?

La FFMC est aigri par ce phénomène grandissant : depuis 2006, elle constate que l’État joue les tripes en multipliant les réglementations et les restrictions sur les véhicules et les chauffeurs, mais sans s’attaquer au fond du problème, ni par la prévention ni par la répression. En effet, ces contrevenants agissent en pleine connaissance de l’infraction, qu’ils revendiquent souvent. Et la police peine à intervenir sur place par crainte d’émeutes dans les villes « sensibles ».

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Dans sa circulaire du 3 septembre 2018, Nicole Belloubet, garde des sceaux, a insisté sur la nuance à intégrer entre un acte ponctuel, un délit intentionnel ou un acte isolé [1].

De son côté, la FFMC ne chôme pas. Depuis plus de 10 ans, elle développe une approche de sensibilisation à la sécurité routière en milieu scolaire, adaptée à la psychologie des adolescents, en formant les bénévoles de l’association à intervenir auprès d’un public jeune en s’appuyant sur leur solide expérience de la circulation. Elle milite contre le bruit excessif de certains. Elle prend ses responsabilités et invite l’Etat à faire de même.

Notes

Notes

[1] En revanche, il faut que ces infractions se reproduisent (comme ne pas respecter l’arrêt imposé par plusieurs feux rouges fixes successifs ou rouler à plusieurs reprises du mauvais côté de la route). Dans les cas les moins graves, notamment lorsqu’une personne seule utilise un cyclomoteur à cylindrée limitée, un rappel de la loi avec obligation d’un stage de sensibilisation peut être opportun. Ceci pourrez vous intéresser : Caisses d’assurance suivi moto.

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