SANTÉ : le ministre François Braun examine la réglementation des urgences au CHU Dijon Bourgogne

Written By Sara Rosso

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Le nouveau ministre de la Santé a choisi la Côte-d’Or pour sa première visite officielle en région ce vendredi 8 juillet. Le service d’offre de soins, piloté par le CHU Dijon Bourgogne, vise à réduire de 30 % les passages aux urgences.

Avant la dernière élection présidentielle, Emmanuel Macron a demandé à François Braun, médecin urgentiste au CHR Metz-Thionville et président du Samu Urgences de France, de faire des demandes pour contribuer à la santé de son vote programme.

En juin dernier, la réélection du président de la République confiait au médecin urgentiste une « mission légère » sur l’échec de l’hôpital français. En juillet 2022, François Braun est nommé ministre de la Santé et de la Défense dans le second gouvernement d’Elizabeth Borne.

C’est un moment fort du monde politique pour ce sexagénaire qui s’intéresse à la médecine d’urgence et à la médecine de guerre à travers les traditions familiales. Son père, notamment, est le médecin-chef des pompiers du Territoire de Belfort.

Réguler l’accès aux urgences

Réguler l'accès aux urgences

L’un des points principaux de ses propositions porte sur la régulation de l’accès aux services d’urgence des établissements de santé afin de pouvoir traiter en priorité les urgences importantes en orientant les autres patients vers des médecins de ville, éventuellement installés à proximité des urgences, réunis avec l’hôpital. Ceci pourrez vous intéresser : Mauvaise haleine : conseils pour dire au revoir !.

Pour confirmer ce point, la nouvelle ministre de la Santé s’est rendue ce vendredi 8 juillet 2022 au CHU Dijon Bourgogne où la réglementation est testée depuis juin 2021 à travers la machine SAS pour l’accès en services de maintenance. Il s’agit du premier déplacement du ministre hors d’Île-de-France depuis sa nomination.

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Une Maison universitaire de santé dans le quartier du Mail

Une Maison universitaire de santé dans le quartier du Mail

Le voyage a débuté par une visite à la Maison de Santé et de Soins Primaires (MUSSP) de Chenôve, avec un temps d’échanges avec l’équipe.

Instauré en 2015 dans le quartier du Mail, relevant de la loi communale, le Centre de Santé Universitaire a été créé d’après un projet du docteur Jean-Noël Beis. Dans les 900 m² de bâtiments, il réunit médecins, infirmiers, sages-femmes, médecins ou une assistante sociale de la Ville de Chenôve.

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« L’idée est de créer un centre de santé, en travaillant avec des professionnels de santé, et de permettre une meilleure prise en charge, grâce à une prise en charge coordonnée des patients incluant de nombreuses garanties », a annoncé la Ville de Chenove lors de l’inauguration.

Parmi les partenaires, on retrouve l’Université de Bourgogne, la Direction Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, la Mutualité Française ou encore l’Assurance Maladie.

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«Répondre aux besoins de santé d’un territoire»

«Répondre aux besoins de santé d'un territoire»

« Ce lien entre les professionnels de santé, entre la ville et l’hôpital, avec l’université, dans le même but de répondre aux besoins de santé de la population, cet exemple est vraiment formidable », a déclaré François Braun à l’issue de sa visite. le MUSSP notamment Thierry Falconnet (PS), maire de Chenôve.

Les consignes de l’ARS, écartée de la « mission légère », devraient être rapidement publiées afin de faciliter l’émergence de telles structures dans toute la France.

« C’est une des solutions qui répondent aux besoins sanitaires d’un territoire et d’une population », a insisté le ministre dans un incident « éclair » similaire.

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Le CHU de Dijon bénéficie d’investissements du Ségur de la Santé

Le CHU de Dijon bénéficie d'investissements du Ségur de la Santé

Très drôle, le déplacement s’est donc poursuivi jusqu’au CHU Dijon Bourgogne où le ministre était accompagné de nombreuses délégations et, notamment, du directeur général de la Côte-d’Or Fabien Sudry, du directeur général de l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche- Comté Pierre. Pribile, le président de l’université de Bourgogne Alain Bonnin, des représentants de Didier Martin (Renaissance) et Fadila Khattabi (Renaissance) ainsi que Benoît Bordat (Fédération progressiste) qui ont d’abord participé à un voyage officiel en tant que parlementaire.

Le Ministre a été accueilli par Nadiège Baille, Directrice Générale de l’organisme de santé, qui a commencé par présenter les bilans actuels liés aux investissements du Ségur de la Santé : agrandissement des bâtiments à construire manger lit et renouveler l’énergie.

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Le SAS pour diminuer de 30% les passages aux urgences

Le SAS pour diminuer de 30% les passages aux urgences

Le service d’accompagnement aux soins (SAS) a été présenté par le docteur Philippe Dreyfus qui a rappelé que l’image du CHU Dijon Bourgogne revenait dans cette affaire au Pacte pour la relance des urgences mis en place dans le pays par la première ministre d’Agnès Buzyn en 2019. Le CHU Dijon s’inscrit dans l’objectif de réduire de 30% les trajets vers les urgences – notamment pour les patients susceptibles d’être pris en charge par la médecine de la ville – de réduire le temps d’aller chercher le nombre de 15, d’améliorer la classe de maintenance. et développer les soins spécialisés tels que les urgences dentaires, les « problèmes sociaux » et les maladies gériatriques.

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Le service disponible pour les soins du CHU Dijon Bourgogne a débuté en juin 2021 couvrant les départements de la Côte-d’Or et de la Nièvre. Au premier semestre 2021, la fréquentation des urgences a augmenté de 20 % par rapport à 2019 (alors que les appels ont augmenté de 2,7 %). Au cours du second semestre, après la mise en place du SAS, l’augmentation n’a été que de 1 % (malgré l’augmentation de 13 % des appels).

Pour ce faire, une assistance médicale à la gestion (ARM) a été employée, jusqu’à 13,5 fois plus. Pour poursuivre le développement de ces pathologies, un centre de formation sera ouvert en septembre dans le cadre d’un partenariat avec les hôpitaux d’Auxerre et de Chalon-sur-Saône.

Le nombre de lignes téléphoniques a été doublé, la géolocalisation des appels a été mise en place ainsi qu’un outil de bilan médical sur tablette numérique avec un horaire commun entre le CHU et le SDIS 21. L’offre de transport sanitaire a été augmentée de 30 .%.

Aujourd’hui, 83 % des appels vers le Centre 15 sont répondus dans les 30 secondes et 94 % dans la minute.

Des rencontres à huis clos

Avant de quitter le CHU, François Braun a eu l’occasion d’échanger avec le docteur Sébastien Mirek, médecin-réanimateur et « la santé » d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle (lire notre article).

Aussi, dans l’après-midi, le ministre de la Santé a échangé à huis clos avec François Rebsamen (PS, Fédération progressiste), maire de Dijon, et François Sauvadet (LCOP), président du conseil du département de la Côte-dorée.