Se lancer en tant que libéral : 10 étapes pour s’installer

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

1. Exercer en libéral : connaître le cadre juridique

La France compte 1,7 million de professionnels libres dont les activités sont réglementées ou non. Plus de 300 000 professionnels s’installent sous ce statut chaque année. Ceci pourrez vous intéresser : La co-médiation, quand l’union fait la force. Travailler en libéral, c’est exercer une activité professionnelle de manière indépendante, le plus souvent pour son propre compte, même s’il existe également la possibilité de choisir une entreprise, notamment en mutualisant les coûts.

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L’éventail des activités que vous pouvez faire en tant que libéral est très large. De plus, il n’y a pas de liste précise. Cependant, il faut distinguer :

– les professions réglementées qui nécessitent une autorisation d’établissement et nécessitent un diplôme spécifique voire une inscription avec le titre professionnel approprié,

– les professions non réglementées qui sont gratuites.

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2. Choisir son mode d’exercice : en nom propre, entreprise individuelle, SELARL…

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Parmi les professions libres réglementées ou nécessitant des qualifications professionnelles, on trouve notamment :

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3. S’enregistrer auprès du nouveau guichet unique

– professions médicales (médecin, sage-femme, dentiste, kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, infirmier…),

– Professions juridiques et numériques (avocat, notaire public, huissier, représentant légal, commissaire aux comptes, commissaire aux comptes, etc.),

– Certains métiers techniques (architecte, géomètre-expert, géomètre, etc.).

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4. Ouvrir un compte professionnel à la banque

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Il n’y a pas de liste de toutes les autres activités éligibles. Cela peut s’appliquer à tous ceux qui n’entrent pas dans le champ des activités réglementées. On peut citer par exemple le conseil, la communication, le graphisme, le développement web, le coaching, le secrétariat, l’enseignement privé, la création de contenu, etc.

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5. Prévoir sa comptabilité : expert-comptable et AGA

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Pour débuter en tant qu’indépendant, la première étape consistera à définir votre activité et, le cas échéant, à vous inscrire auprès du conseil ou auprès de l’organisme professionnel concerné (ordre des comptables, des architectes, ordre des infirmiers…).

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6. S’assurer en responsabilité civile professionnelle

Un professionnel libre peut exercer pour son propre compte. Cette solution est administrativement rapide et pratique. Cependant, il présente l’inconvénient de ne pas séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel. Si le plan d’activité ou d’entreprise l’exige, il est possible d’opter pour un nouveau statut d’entrepreneur individuel ou EI (qui a remplacé l’EIRL à partir du 15 mai 2022). Ce dernier assure automatiquement cette protection.

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7. Profession libérale : anticiper ses cotisations sociales

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Si l’objectif est de travailler avec plusieurs collègues dans le même cabinet médical ou dans la même pièce, vous pouvez opter pour la Société Libérale d’Exercice (SEL). Celles-ci peuvent être à Responsabilité Limitée (SELARL) assimilables à des SARL, à Actions Simplifiées (SELAS) assimilables à des SAS, ou être constituées sous forme de Société Civile Professionnelle (SCP). Dans ce cas, mieux vaut s’adresser à un avocat pour établir un statut qui conviendra à tous les partenaires et prévoira les cas de séparation.

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Le statut libéral peut être cumulé avec un travail rémunéré. Il est donc possible de cumuler un CDD ou un CDI avec une activité non salariée dans la limite de clauses contenues dans le contrat de travail, comme une clause de fidélité ou une clause de non-concurrence. Dans tous les cas, il est nécessaire de s’affilier à l’organisme d’assurance sociale et de retraite pour chacune des activités et de verser des cotisations à chacune d’elles. L’activité retenue comme principale sera celle qui génère le plus de revenus.

Pour pouvoir exercer en tant que libéral, vous devez déclarer votre activité en vous inscrivant auprès de divers organismes dans les 8 jours suivant son démarrage. A partir du 1er janvier 2023, toutes les démarches administratives pourront être effectuées par l’intermédiaire d’un « guichet unique », qui remplacera les anciens Centres de Dépôt des Entreprises (CFE). Les professionnels libéraux seront heureux de ne plus avoir à s’inscrire sur le site de l’URSSAF CFE, devenu assez archaïque avec le temps.

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8. Connaître sa caisse de retraite et sa caisse de sécurité sociale

Profession libérale : quelle caisse de retraite ?

Disponible sur formalites.entreprises.gouv, le portail géré par l’INPI remplace les différentes démarches et permet une inscription sous forme dématérialisée. L’information est ensuite transmise aux organismes intéressés. Il est tout de même conseillé d’interroger l’état du dossier auprès de chacun pour s’assurer qu’il est bien ouvert sans erreur auprès de la Sécurité Sociale, URSSAF, Caisse de Retraite etc.

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Quelle caisse de sécurité sociale ?

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9. Fiscalité des professions libérales : impôt sur le revenu, TVA et CFE

Impôt sur le revenu des libéraux : les BNC

Attention, car les personnes qui exercent des activités réglementées doivent présenter ici une attestation de l’organisme professionnel dont elles dépendent, confirmant leur autorisation d’exercer la profession.

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La TVA en libéral

L’exercice d’une profession libérale nécessite l’ouverture d’un compte bancaire professionnel dédié. Cela vous permettra de séparer comptes personnels et flux professionnels. Il offrira une meilleure visibilité de la trésorerie et permettra une meilleure gestion comptable.

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La plupart des banques, qu’elles soient traditionnelles, en ligne ou néobanques, proposent des comptes professionnels. Lors du choix, le prix est bien sûr un des critères importants. Mais il ne devrait pas être le seul. Le mode de recouvrement, les services associés et éventuellement la proximité avec les conseillers bancaires entrent également en jeu.

Attention à la CFE, impôt local des professionnels et entreprises

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10. Anticiper un complément de retraite avec un PER défiscalisant

Autrement dit, tout dépend de vos besoins.

A noter que le dépôt des comptes annuels n’est pas obligatoire pour les professions libérales. Cela ne vous dispense pas de mettre à jour vos comptes. Depuis 2014, les indépendants sont tenus de présenter, à la demande de l’administration fiscale, un fichier des écritures comptables (KPW) ainsi que le grand livre et le journal.

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A cet effet et pour la gestion des charges sociales et fiscales, mieux vaut se tourner vers un cabinet d’expertise comptable habitué aux libéraux et au domaine dans lequel exerce un professionnel. Cela réduit le travail administratif et évite les erreurs. Certains proposent leurs services comptables en ligne de manière dématérialisée, d’autres plus traditionnels. Encore une fois, la meilleure solution dépend des habitudes et des objectifs du professionnel.

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Les professions libérales peuvent également s’adresser à une association de gestion agréée (AGA) ou à un centre de gestion agréé. Certains doivent même le faire. Le rôle de l’AGA est de vérifier les comptes et les déclarations fiscales des professionnels qui travaillent pour leur propre compte. Ils peuvent également déposer le dossier auprès de l’administration fiscale.