Seine-St-Denis : le département lance un plan pour faciliter l’accès à une alimentation saine et durable

Written By Sara Rosso

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Comment permettre aux habitants de Seine-St-Denis de manger des produits de qualité dans une démarche respectueuse de l’environnement ? A cette question doit répondre le plan territorial de nutrition lancé ce jeudi à Mrlje par le président du département, Stéphane Troussel. « L’alimentation est un enjeu social et écologique, un marqueur d’inégalités sociales, on l’a vu lors de la crise sanitaire, explique l’élu socialiste. On ne transformera pas la Seine-St-Denis en nouvelles terres agricoles, mais on peut certainement faciliter l’accès à une qualité des produits ».

Avant d’agir, la collectivité a fait faire un diagnostic par deux firmes spécialisées. Terralim et LAB3S ont analysé séparément la plaque Séquanodionysiens. Il contient plus de céréales et d’aliments transformés, et moins de viande. Les caractéristiques socio-économiques de ce territoire, plus jeune et plus pauvre que la moyenne nationale, expliquent ces différences. L’étude met également en évidence le problème d’accès aux magasins d’alimentation. Certains quartiers de Villepinte, Tremblay, La Courneuve, Dugny ou encore Sevran n’en disposent pas.

Encourager l’agriculture urbaine

Le département travaillera donc autour de plusieurs axes : transformation de la restauration collective (objectif : 100% bio dans les cantines facultaires d’ici la fin de la législature en cours, soit 2028), lutte contre la précarité alimentaire, sensibilisation aux enjeux nutritionnels, développement de l’insertion et de la formation . « Un certain nombre d’agriculteurs vont bientôt prendre leur retraite, notamment dans les communes voisines de la Seine-St-Denis, explique Nadège Noisette de Terralim. A voir aussi : Rentrée scolaire : la Cuisine des Saveurs prépare 2 900 repas pour sept communes de l’agglomération de Nevers. Ces métiers doivent être connus pour susciter l’intérêt. »

Urbanisée à 90 %, la Seine-St-Denis ne possède pas de terres agricoles, mais l’agriculture urbaine s’y développe et le département entend accompagner un mouvement dans la lignée de ce qui se fait déjà depuis deux ans dans la zone clôturée du Parc du Sausset. , entre Villepinte et Aulnay. La communauté y loue 5 hectares de terrain pour divers projets. C’est là que le Grand Panama Kitchen Garden, une opération de jardinage biologique qui se double d’un jardin pédagogique, a vu le jour. Son co-fondateur, Brice Paccart, ne peut qu’encourager cet effort : « Au lieu d’avoir une pelouse vide où rien ne pousse, on peut cultiver des légumes et créer plusieurs emplois en même temps. » Toutes ces dents creuses qui existent en Seine-St-Denis , il faut les remplir ! »

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