Spasmophilie : causes, symptômes et traitement naturel

Written By Sara Rosso

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Forme bénigne de tétanie, la spasmophilie est un syndrome qui touche plus de 10 millions de personnes en France. Les crises, qui se caractérisent par une hyperventilation, des palpitations et des spasmes, peuvent être très invalidantes pour les personnes touchées. Le Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur et phyto-aromathérapeute, vous explique l’origine de cette pathologie et comment la prévenir naturellement.

Qu’est-ce que la spasmophilie ?

Si le terme est très spécifique à la France (à l’étranger on l’appelle « syndrome d’hyperventilation »), la spasmophilie est plus un syndrome qu’une maladie. Ceci pourrez vous intéresser : Bols de petit-déjeuner Foodspring, le parfait petit-déjeuner nutritif et délicieux. Très souvent assimilée aux troubles anxieux et associée aux crises de panique, la spasmophilie est vraiment étroitement liée au stress et à l’anxiété. « La spamophilie reste un sujet compliqué, car le syndrome n’est pas reconnu comme une maladie dans la classification médicale, ce qui complique parfois le diagnostic », explique le Dr Laure Martinat.

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Les symptômes de la spasmophilie

La spasmophilie se manifeste par une grande variété de symptômes somatiques liés à l’hyperventilation, qui provoque une hypocapnie, c’est-à-dire une baisse du taux de dioxyde de carbone dans le sang et une hyperexcitabilité neuromusculaire :

Il existe deux signes caractéristiques pouvant témoigner d’une hyperexcitabilité neuromusculaire : le signe de Chvostek (contraction musculaire involontaire de la lèvre supérieure en réponse à la percussion du marteau réflexe du médecin) et le signe de Trousseau (contracture de la main de l’enfant, c’est-à-dire que les doigts sont pressés pour faire une forme de cône).

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Les causes de la spasmophilie

La non-reconnaissance de la spasmophilie en tant que maladie rend sa prise en charge et son diagnostic difficiles. « On sait que les femmes sont plus touchées que les hommes, et qu’il s’agit certainement d’un syndrome héréditaire (il y a plus de risque d’être spasmophile s’il y a déjà des cas dans la famille) », ajoute Laure Martinat. Les personnes atteintes de spasmophilie sont souvent hypersensibles, avec une capacité réduite à résister au stress et à l’anxiété.

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Comment savoir si l’on est atteint de spasmophilie ?

Pour savoir si vous êtes inquiet, il faut regarder le contexte et les signes évocateurs : par exemple sensibilité au stress et émergence d’une crise dans un contexte de peur. « Les symptômes sont très divers, il est impossible de confirmer le diagnostic en interrogeant simplement le patient, d’autant plus qu’il n’existe aucun test permettant de le confirmer », confirme Laure Martinat, avant de poursuivre : « la spasmophilie est un diagnostic d’élimination. , ce qui signifie qu’on élimine d’abord les autres diagnostics possibles (par exemple, un accident cardiovasculaire, une maladie neuromusculaire, etc.) si tous les examens complémentaires sont normaux, par élimination on retient le diagnostic de spasmophilie. »

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On peut aussi utiliser le score de Nimègue, obtenu à l’issue d’un questionnaire et utilisé pour le diagnostic du syndrome d’hyperventilation. Il contient 16 items à cocher, avec des cases à cocher, et un score ≥ 23/64 est évocateur de ce syndrome, qui est comparé à la spasmophilie.

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Quelles sont les solutions naturelles pour calmer les symptômes ?

Pour le phyto-aromathérapeute, le soin doit être global. Quand les professionnels de santé recommandent majoritairement une bonne hygiène de vie, une alimentation saine (source de calcium et de magnésium), une activité physique régulière et une limitation de la consommation d’excitants (café, alcool, etc.), Laure Martinat ajoute :

La psychothérapie, en particulier les thérapies comportementales et cognitives (TCC), qui sont très efficaces. En enseignant au patient des exercices de respiration, il peut mieux gérer l’hyperventilation. « La solution de la respiration dans un sac est souvent évoquée, mais c’est une solution d’urgence, en cas de crise. La mise en place des exercices de respiration est plus efficace sur le long terme », précise le médecin.

La micronutrition, où le professionnel de santé peut prescrire des compléments alimentaires en magnésium (certaines études associent spasmophilie et carence en magnésium) ou encore calcium, vitamine B6 et taurine.

Oligothérapie. Le lithium est un allié naturel pour calmer les symptômes. Elle est particulièrement efficace contre l’anxiété, l’hyperémotivité et les troubles du sommeil.

Aromathérapie, où l’on travaille sur la gestion du stress avec des huiles essentielles apaisantes, calmantes, anxiolytiques (telles que mandarine, lavande officinalis, petitgrain bigarade, etc.) ou via un stick inhalateur). Lors de l’application en inhalation sèche, veillez à utiliser des huiles essentielles auxquelles vous n’êtes pas allergique.

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Phytothérapie. Nous vous conseillons des plantes calmantes et anxiolytiques, comme la passiflore, la valériane, etc. et la reminéralisation des plantes (comme l’ortie ou la prêle). Ces plantes peuvent être consommées en infusion ou en complément alimentaire. Il est possible de cibler divers symptômes comme les troubles du sommeil, avec la Valériane ou l’Eschscholzia, et les troubles digestifs (spasmes abdominaux, ballonnements) avec les plantes digestives comme la mélisse et la badiane.

Enfin, Laure Martinat évoque les plantes adaptogènes, « qui sont très intéressantes pour augmenter la résistance de l’organisme au stress, comme la Rhodiola ».

Ce qu’il faut retenir

La spasmophilie peut être améliorée à partir du moment où l’on combine des approches psycho-émotionnelles et des approches naturelles comme la phytothérapie, la micronutrition, et que l’on personnalise vraiment le traitement. Certains patients verront des améliorations là où d’autres personnes atteintes de spasmophilie ne le verront pas. De plus, elle nécessite un suivi long, sur plusieurs mois voire années.

« J’ajouterais qu’il faut rassurer le patient sur la justesse des symptômes, qui ne sont certes pas graves, mais ont un fort impact sur la qualité de vie. Autrement dit, ne leur dites pas comme on l’entend trop souvent » c’est dans votre tête », conclut le médecin.

Notre experte :

Remerciements au Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur, phyto-aromathérapeute, naturopathe et auteur des livres : Immunité, Maladies Infectieuses et Guérison : Renforcez Votre Santé Naturellement, (Éditions Quintessence) et Fleurs de Bach : Le Guide de Référence, (Éditions Trédaniel) . Laure est également membre du comité scientifique et éditorial du magazine European Phytotherapy et journaliste indépendante Nutrition, Santé et Phyto-Aromathérapie, Magazine Plantes et Santé, Plantissime, European Phytotherapy, etc. Ses réseaux : LinkedIn : Laure MartinatInstagram @lauremartinat

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