Sport Santé : Améliorer le bien-être des personnes en situation de handicap

Written By Sara Rosso

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Quel est l’intérêt du sport sain quand on a un handicap ? Pascal Bruel, président de la Fondation ANAIS, est venu nous en parler.

Vélo, marche nordique, course à pied, natation… Voici quelques-unes des nombreuses manières de pratiquer le sport santé. Un concept sur lequel la Fondation ANAIS a décidé de se pencher pour améliorer le bien-être et la qualité de vie de ses bénéficiaires en situation de handicap. Rencontre avec Pascal Bruel, son président.

La Fondation ANAIS, qu’est-ce que c’est ?

La Fondation ANAIS est une organisation qui a été créée en 1954, sous un modèle associatif. Les grandes crises sociales de l’époque ont créé le besoin d’apporter des solutions aux jeunes, principalement des enfants au départ, qui présentaient une double forme de handicap : déficience intellectuelle et problèmes sociaux. Dans cette France qui se réorganisait avec ces gens un peu exclus de la société, il fallait trouver des solutions. C’est pourquoi l’association ANAÏS soutient avant tout les enfants. Voir l’article : viàÉco : Le Groupe Jimenez cultive le bien-être au travail depuis 26 ans. Puis ils sont devenus adolescents, adultes et là aussi, il a fallu trouver des solutions. L’une des premières priorités était de leur trouver un emploi. Ensuite on passe à d’autres pathologies. Plus tard, des structures thérapeutiques et de soins se sont ajoutées pour des formes de handicap beaucoup plus médicalisées.

Puis, au fil du temps, l’association a pris forme. Après une reconnaissance d’utilité publique en 2007, nous avons pensé à un nouveau mode de gouvernement, pour devenir une fondation. Nous avons maintenant une entité qui promeut et essaie de répondre avec réactivité, agilité et professionnalisme. L’ANAIS c’est aujourd’hui une centaine d’établissements et de services avec 2 600 personnes qui travaillent en continu et 4 000 places d’accueil permanentes.

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers le sport santé ? 

La genèse de ce projet est avant tout un problème de santé publique au sens large. Elle n’affecte pas seulement le fondement ANAIS et les neurotypiques dits communs et actuels. Même si cela touche évidemment toutes les populations les plus vulnérables. Le constat que l’on peut faire, en matière de santé publique, c’est qu’aujourd’hui nous avons un peu moins de civilisation en matière d’activité physique et de sport. Des enquêtes auprès de jeunes collégiens et lycéens montrent une réelle perte de capacité physique. Ce constat est vrai pour notre population, comme pour les personnes handicapées. Alors, comment ces personnes handicapées peuvent-elles améliorer leur santé et leur qualité de vie ? L’un des moyens est de reprendre une activité physique plus ou moins intense.

Bien sûr, le véritable facteur déclenchant a été la période covid. Cette pandémie a été très révélatrice d’isolement, ce qui a conduit à ce que des personnes un peu plus exclues le soient encore plus. Les confinements successifs ont entraîné une spirale quelque peu négative, où nous nous sommes retrouvés confinés chez nous, sans sortir, sans rencontrer personne, avec aussi une alimentation de moins en moins équilibrée. De là est née l’idée d’un projet qui amènerait les gens à sortir avec activité parmi nous, mais aussi avec d’autres sportifs, afin de renforcer, en plus de la santé physique et mentale, la création de liens sociaux. Ici l’idée est de sortir de cette période de confinement qui a été absolument terrible.

La Fondation ANAIS met le vélo à l’honneur pour promouvoir le sport sain.

Comment définiriez-vous le sport santé ? Quels sont ses principaux bénéfices et avantages pour des personnes en situation de handicap ?

Nous ne sommes pas dans ce qu’on appelle les sports de prescription. Tout le monde fait du sport sain, presque sans le savoir. Quand tu vas courir, le sport du club voisin est un sport sain. Autrement dit, le sport pour son bien-être, pour se sentir bien dans ses chaussures, bien dans son corps et dans sa tête, pour voir les gens. C’est la possibilité de choisir une activité physique comme n’importe quel citoyen et cela apporte évidemment d’énormes bénéfices. D’abord, comme je l’ai déjà dit, pour améliorer leur santé physique et mentale, leur qualité de vie et créer du lien social.

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Dans le cadre de notre projet, nous travaillons à choisir des activités non traumatisantes. Ceux-ci permettent le développement du renforcement musculaire et donc cardiaque, et améliorent les capacités physiques de toutes les personnes avec un suivi médical. On revient à des activités bien connues et classiques comme le vélo, la marche nordique, la course à pied ou encore la natation.

Donc quand on parle de sport santé, ça ne concerne pas tout type de sport ? 

Oui bien sûr, ce sera la tendance demain ! Mais pour l’instant, si vous voulez créer un événement, il faut proposer un événement massif, qui puisse intéresser le plus grand nombre. Et quels sont les sports praticables par le plus grand nombre, non traumatisants et adaptables aux personnes en situation de handicap moteur ou de difficulté d’adaptation, indemnisables par des moyens techniques ?

Cette question nous a conduit tout naturellement au cyclisme. Le vélo réunit toutes ces caractéristiques, avec des matériaux adaptés. Tout le monde peut pratiquer cette activité physique. La dimension santé est l’aboutissement de tout cela et la santé est aussi la santé psychologique par le lien social. Alimentation, renforcement musculaire, lien social, tout se crée autour de cette dynamique.

Bien sûr, on peut toujours pratiquer un sport seul, mais on peut aussi rechercher ce lien social. Même si vous êtes l’un des seuls pratiquants dans un club de tennis de table, c’est très bien car dans tous les cas le pratiquant rencontrera d’autres personnes. Alors, c’est tout ce lien social qui permet aussi aux personnes que nous accompagnons dans nos structures, dans nos services, d’être le plus possible en contact avec l’extérieur.

Pouvez-vous nous présenter plus en détails le projet “sport santé” lancé par la Fondation ANAIS ?

L’objectif principal de notre projet est d’offrir aux personnes que nous accompagnons le choix d’une activité physique. Beaucoup de gens se retiennent, notamment par peur du regard des autres. Il y a donc beaucoup de travail à faire. On a commencé par le vélo mais l’idée est ensuite de s’ouvrir à d’autres sports, selon les envies de chacun.

Encore une fois, ce projet est construit sur la base du volontariat, nous n’avons rien imposé à personne. Nous mobilisons aujourd’hui environ 150 personnes en situation de handicap et environ 80 professionnels encadrants. Le projet a débuté par la formation de nos professionnels. Pour nous, il était important qu’ils puissent bien encadrer cette activité. Thierry Delage, l’entraîneur de l’équipe de France de paracyclisme adapté, nous a accompagnés dans le projet.

Nous avons donc lancé, en janvier dernier, un super programme de formation basé sur « savoir faire du vélo ». C’est le programme proposé aux enfants dans les écoles, qui a été adapté pour les personnes accompagnées. Il y a des exercices très variés, comme changer une roue, choisir un casque, freiner, rouler en file indienne… Nous avons compté tous les km parcourus depuis janvier, nous sommes actuellement à plus de 10 000 km. De nombreux petits challenges, concours ou maquettes de vélo sont organisés pour mobiliser d’autres secteurs d’activité.

L’encadrement et le nombre de séances de sport santé proposées dépendent des établissements. Pour certains c’est une fois par semaine, pour d’autres deux. Cela dépend aussi du nombre de participants. Pour l’instant, ce projet est réservé à nos bénéficiaires. Mais nous aimerions pouvoir l’ouvrir aux étrangers. En plus de permettre aux personnes que nous soutenons déjà d’aller dire au revoir dans des clubs ordinaires.

Ensuite, il y a le grand défi du 23 juin. Tous les participants étaient invités à se retrouver au vélodrome Jacques Anquetil à Paris, à l’occasion de la Journée mondiale olympique. L’idée est de les défier tous les deux collectivement, en leur offrant la chance d’établir un record du monde, de réaliser le relais sur piste le plus long en cyclisme adapté. Nous aurons 150 personnes en situation de handicap qui se relayeront dans le vélodrome. Les âges vont de 8 à 69 ans avec toutes sortes de vélos ! En parallèle, la possibilité leur est offerte de se challenger individuellement avec des parcours de santé de 3 km ou 10 km, selon leurs capacités, dans le Bois de Vincennes.

Quels conseils pourriez-vous donner aux personnes en situation de handicap qui souhaitent pratiquer le sport santé ? 

Oser. Tester. Nous sommes ici pour vous soutenir. Il y a beaucoup de choses qui existent, même si ce n’est pas forcément assez catalogué ou valorisé dans les associations sportives. Il y a beaucoup de bonne volonté, alors osez pousser la porte et lancez-vous !

Site de la Fondation : https://www.fondation-anais.org/

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Comment detecter la trisomie pendant la grossesse ?

Grâce à une échographie et des analyses de sang, le dépistage évalue la probabilité que le fœtus soit atteint ou non de trisomie 21, là où cette probabilité est très élevée.

Comment éviter la trisomie 21 pendant la grossesse ? En effet, l’ADN fœtal circule dans le sang maternel dès les premières semaines de grossesse. Si le test ADN est négatif, l’amniocentèse peut être évitée. Cependant, il reste indispensable en cas de résultat positif. Pour un niveau de risque supérieur à 1/50, une amniocentèse est recommandée précocement.

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Comment detecter la trisomie à la naissance ?

Par conséquent, la trisomie 21 peut être découverte après la naissance, généralement dans les premiers jours suivant l’accouchement. Certains signes cliniques, plus ou moins prononcés selon les bébés, tels que : hypotonie musculaire (manque de tonus musculaire), relâchement articulaire.

Est-ce que la trisomie se voit à l’échographie ?

C’est entre 11 et 13 SA que l’on peut réaliser un dépistage échographique de la trisomie 21. En fonction des facteurs de risque supplémentaires et du résultat de l’échographie, d’autres examens peuvent être prescrits en complément.

Quels sont les signes de la trisomie pendant la grossesse ?

La trisomie 21 se caractérise par les symptômes suivants :

  • retard mental;
  • un visage rond ;
  • Un petit nez ;
  • troubles cognitifs plus ou moins importants ;
  • un seul pli palmaire ;
  • yeux obliques ;
  • un cou aplati;
  • mains larges et doigts courts;

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Quelle est la cause de la trisomie 21 ?

Quelle est la cause de la trisomie 21 ?

La présence de trois chromosomes 21. Dans sa forme la plus courante, la trisomie 21 se caractérise par la présence de trois chromosomes 21. En général, l’origine de cette trisomie est la fécondation entre un gamète qui a un chromosome 21 et un gamète qui a deux chromosomes 21.

Qui transmet le gène de la trisomie 21 ? Lors de la fécondation d’un ovule et d’un spermatozoïde, chaque parent transmet 23 chromosomes à son enfant, soit la moitié de son bagage génétique. La trisomie 21 est causée par la présence d’un troisième chromosome 21, causé par une anomalie lors de la division cellulaire.

Comment éviter la trisomie 21 pendant la grossesse ?

Il n’existe aucun moyen de prévenir la survenue de la trisomie 21. Actuellement, seul le facteur de l’âge de la mère est accepté comme un risque accru de trisomie 21.

Quels sont les signes de la trisomie 21 ?

CARACTÉRISTIQUES DE LA TRISOMIE 21 La trisomie 21 se traduit principalement par une déficience intellectuelle généralement légère à modérée, des troubles de la croissance et un faible tonus musculaire associés à une hypermobilité ligamentaire.

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Où peut travailler un trisomique ?

Où peut travailler un trisomique ?

Toutes les personnes atteintes de trisomie 21 n’ont pas la même chance que Roman. La plupart de ceux qui travaillent le font dans les ESAT, établissements protégés pour personnes handicapées à capacité de travail réduite.

Qui est responsable de la trisomie ? En général, l’origine de cette trisomie est la fécondation entre un gamète à un chromosome 21 et un gamète à deux chromosomes 21. Dans la grande majorité des cas, l’anomalie est portée par l’ovocyte.

Quel avenir pour un enfant trisomique ?

L’avenir n’est jamais écrit, pour ces enfants comme pour tous les autres, mais ils se sentent plus à l’aise dans les apprentissages de type scolaire lorsqu’on les aide en douceur et qu’on leur donne des choix à faire par eux-mêmes.

Comment embaucher un trisomique ?

Accueillir une personne trisomique dans une équipe ne s’improvise pas. Il faut un minimum de savoir-faire : savoir être exigeant tout en étant conscient des difficultés que rencontre la personne, utiliser les moyens adaptés, les mots adaptés pour communiquer.

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Comment éviter le syndrome de Down ?

Par conséquent, ils ont 47 chromosomes au lieu de 46. La création de la copie supplémentaire est le fruit du hasard, bien que certains facteurs augmentent sa prévalence, comme l’âge de la mère. Rien ne peut empêcher le syndrome de Down.

Comment le syndrome de Down est-il hérité ? La translocation du chromosome 21 est le phénomène par lequel il rejoint un autre chromosome de la même cellule, d’où la présence de trois copies du chromosome 21. Le syndrome de Down par translocation peut être transmis par le père ou la mère bien qu’on n’en connaisse pas la portée.

Comment faire pour eviter la trisomie ?

La prévalence de cette anomalie chromosomique est de 27 grossesses sur 10 000 en France.

  • causes)
  • Aujourd’hui, la grossesse tardive est le seul facteur de risque accepté pour la trisomie 21. …
  • retard mental; …
  • Il n’existe aucun moyen de prévenir l’apparition de la trisomie 21.

Quels sont les facteurs de risque de la trisomie 21 ?

Seuls deux facteurs sont reconnus comme facteurs de risque de trisomie 21 : La présence d’une anomalie chromosomique (chromosome 21 lié à un autre chromosome) chez l’un des parents ; Age maternel à la fécondation : le risque varie de 1 cas sur 1 500 naissances à 20 ans à 1 cas sur 100 à 40 ans.

Sources :