Surcharge Fedasil : plusieurs réfugiés mineurs sont contraints de dormir dans la rue

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Il n’y a plus de place pour les mineurs non accompagnés dans les centres d’accueil de Fedasil.

Une vingtaine d’enfants sans abri (MENA) ont passé la nuit de mardi à mercredi à l’extérieur, faute de place d’accueil au centre Fedasil. Ceci pourrez vous intéresser : CBD : le Conseil d’Etat invalide l’interdiction des fleurs de cannabis. Il semble qu’ils aient déposé une demande d’asile mardi matin au guichet Pachéco, mais faute de place, on leur a demandé de revenir mercredi, rapporte l’association Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

Une information confirmée par Fedasil, qui explique qu’il n’y a plus de place pour les enfants qui ne voyagent pas, alors que l’organisme a ouvert 1.000 lits supplémentaires l’an dernier. Le nombre n’était pas suffisant, compte tenu de l’afflux de jeunes réfugiés. « Cela fait des mois que nous prévenons que nous allons être débordés et que nous ne pourrons plus accepter de jeunes enfants. Ce jour est arrivé », explique Mieke Candaele, directrice de la communication chez Fedasil, à nos confrères belges.

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Mardi, donc, la priorité a été donnée aux enfants les plus jeunes et les plus vulnérables. Les vingt personnes qui n’ont pas obtenu de place sont des jeunes qui doutent qu’ils soient vraiment des enfants. Ils ont été renvoyés au service des tutelles pour une évaluation de l’âge. Un processus qui peut prendre un certain temps.

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Publié le 24/11/2022 à 14h39, mis à jour le 24/11/2022 à 16h02Dans…

Toutes les places sont occupées

Cependant, Fedasil nie fermement qu’aucun effort n’est fait. « Actuellement, nous avons 3 139 places pour les enfants. En août dernier, au début de cette crise, ils étaient 2 147. C’est un gros effort de Fedasil », assure Mieke Candaele.

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Toutes ces zones sont actuellement occupées, majoritairement par de jeunes Afghans, 2 173 au total. Ce groupe représente 72 % des enfants non accompagnés vivant dans des centres d’accueil.

Pour le reste, 1 200 jeunes attendent toujours la nomination d’un tuteur. « Nous accueillons également de nombreux enfants de moins de 13 ans qui devraient être hébergés dans des lieux plus adaptés. Mais pour eux, il n’y a pas assez d’espace. Fedasil fait plus que son travail, mais c’est dans d’autres domaines que des décisions doivent être prises », conclut Mieke Candaele.

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Groupes prioritaires

Pour rappel, Fedasil travaille selon un concept qui considère les groupes vulnérables tels que les enfants, les femmes et les familles comme des personnes prioritaires. Les hommes seuls doivent, s’il n’y a pas de places disponibles, dormir dehors devant le Petit-Château.

Mardi, la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Nicole de Moor (CD&V) a annoncé la création d’une politique hivernale qui prévoit des espaces d’accueil supplémentaires.

V.d.T. (avec Belga) – Image de BX1

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