Surfin’ Switzerland : Histoire du surf en Suisse !

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Pas de mer, pas un mètre de côte, pas de vagues déferlantes. Alors ? La Suisse est un paradis du ski ! Nous avons navigué dans des rivières, des lacs et des piscines et avons trouvé la vague parfaite.

Sur le Pont de la Machine, à Genève, des passants incrédules observent les jeunes dans l’eau. Ils ne passent pas inaperçus. Les enfants les désignent. Les piétons s’arrêtent, bloquent le trottoir, c’est la même course presque tous les soirs. Les journaux écriront bientôt que les commerçants sont dérangés dans leur travail en raison de l’agitation qui règne au cœur de la vieille ville suisse.

Nous sommes à l’été 1982 et la raison de ce remue-ménage est un groupe de jeunes avides de sensations, dont Gaël Vuillemin, alors âgé de 14 ans. Debout sur leurs planches de surf, ils laissent couler sous leurs pieds les eaux tumultueuses du Léman et se jeter furieusement dans le Rhône. « Avant notre première tentative là-bas, j’avais passé quatre semaines à surfer en France », raconte Gaël, aujourd’hui âgé de 54 ans. Quand je suis revenu, j’ai vu le pont et j’ai pensé que nous pourrions peut-être surfer ici aussi. Alors donnez-nous une chance. Ils attachent une corde au pont et l’utilisent pour se hisser sur leurs planches. Lorsqu’ils lâchent prise, ils se retrouvent quelques secondes debout sur une vague, comme leurs idoles en Californie. Ils naviguent. En Suisse. Incroyable ! « Nous étions animés par notre passion et notre envie d’essayer, tout simplement, explique Gaël. Nous n’avions pas l’impression d’être des pionniers. Mais c’est exactement ce qu’ils étaient : des pionniers du surf. Dans un pays qui n’a pas un pouce de côte, ils ont été parmi les premiers à ne pas se laisser décourager par ce « détail ». Et ils ont commencé à chercher des moyens de surfer au pays des montagnes.

« Je savais que le surf pouvait devenir populaire ici, poursuit Gaël, car beaucoup de mes amis à qui j’ai fait découvrir ce sport étaient des passionnés. Mais qu’en est-il de sa croissance ces dernières années ? Eh bien, il n’avait pas prévu cela. Il y a aujourd’hui près de 45 000 surfeurs actifs en Suisse, selon une estimation de l’association de surf Swiss Surfing. Un chiffre ahurissant pour un pays enclavé, situé à une journée de route de la côte la plus proche avec des vagues exploitables. Le nombre de surfeurs rapporté au nombre d’habitants en Suisse est aussi élevé qu’en France, pays baigné par la mer et connu pour ses spots mythiques au bord de l’Atlantique. La Suisse est véritablement devenue un pays de surfeurs. Et ils sont de plus en plus nombreux à réaliser qu’ils n’ont même pas besoin de quitter leur pays pour se consacrer à leur passion. Comment est-ce possible ? Qui sont ces gens qui, comme Gaël et sa bande en leur temps, surfent dans les eaux suisses ? Et surtout : où sont les meilleures vagues du pays ?

Gaël Vuillemin, pionnier du surf en Suisse

Sur la trace des glisseurs heureux

Sur la trace des glisseurs heureux

Depuis deux ans, le surfeur amateur Esteban Caballero, le photographe Dom Daher et la journaliste Patricia Oudit parcourent le territoire pour tenter de répondre à ces questions. Ils partagent leurs découvertes dans Landlocked, une websérie aussi informative que divertissante. Sur le même sujet : Moto : malgré une saison compliquée, Louis Lagrive continue d’apprendre et réfléchit déjà à ce qui doit arriver. Ils ont rencontré des surfeurs heureux sur les vagues interminables du fleuve, vu des surfeurs intrépides sur les vagues glacées du lac de Neuchâtel et ont voyagé en Valais, dans une piscine à vagues géante qui pourrait radicalement transformer le surf en Suisse. . Et partout où ils allaient, raconte Dom, c’était toujours le même constat : « Le surf en Suisse a plusieurs facettes et il y a vraiment de quoi s’amuser. « 

L’exemple parfait est probablement la vague de la rivière Bremgarten, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Zurich. Au début des années 1970, les surfeurs commençaient à taquiner la vague ici. Aujourd’hui, Bremgarten est l’un des spots de surf les plus connus et les plus populaires de Suisse. Les conditions sont idéales au printemps et au début de l’été, lorsque la fonte des neiges fait monter la Reuss, créant une vague sans fin. Les surfeurs plongent dans l’eau vert foncé depuis la petite île au milieu de la Reuss, se hissent sur leurs planches et surfent sur la vague. Jeunes ou moins jeunes, novices ou expérimentés, spécialistes des vagues fluviales, vétérans des vagues océaniques, peu importe. « Le plus impressionnant là-bas, c’est qu’on a vraiment l’impression de surfer », s’enthousiasme Esteban qui, dans Landlocked, sort régulièrement sa planche pour tester les vagues de son pays. Nous garons la voiture, enfilons la combinaison, montons à bord de notre planche et c’est parti. C’est comme un petit surf trip. Oublions le stress de la semaine, on a, pendant quelques secondes, cette sensation d’être debout sur sa planche. Et puis, on retourne au camping, on fait un barbecue et on se détend entre amis. « 

À Lire  Comment bien choisir son matelas? Le guide complet

Si quelqu’un sait exactement de quoi parle Esteban, c’est Benedek Sarkany. A 42 ans, le président de Swiss Surfing est également coach de l’association et a installé sa caravane à Bremgarten. Ces dernières années, sur les bords de la Reuss, il a fait un constat qui transparaît aussi dans les données de son association : depuis huit ans le nombre de surfeurs est en forte augmentation, en 2014 ils étaient 20 000 de moins qu’aujourd’hui.

Canicule : comment garder la voiture au frais ? Nos astuces !
Voir l’article :
Comment faire baisser la température dans l’habitacle de sa voiture en roulant…

Le petit monde des planches

Le petit monde des planches

Comment l’expliquez-vous ? «D’une part, la Suisse est la nation des sports de glisse. Dès le plus jeune âge, ils chaussent des skis ou des planches à neige et on nous apprend à monter sur les pistes. Du ski et du snowboard au surf, il n’y a qu’un pas. Et d’autre part, nous aimons voyager. Nombreux sont ceux qui apprennent à surfer à l’étranger et souhaitent continuer à leur retour. C’est ainsi qu’ils découvrent le Bremgarten et toutes les autres possibilités. « 

Et aujourd’hui, il n’y a pas de pénurie. Au cours des dernières décennies, les surfeurs suisses ont découvert plusieurs nouvelles vagues de rivière, comme à Berne, Bâle ou Thoune.Les premières piscines à vagues statiques artificielles ont également vu le jour, comme le centre de surf extérieur Urbansurf au cœur de Zurich ou le complexe indoor Oana. Citywave à Ebikon. Bien sûr, il y a aussi la possibilité de chasser les vagues sur l’un des nombreux lacs suisses. Mais cela est plutôt réservé aux plus motivés et à ceux qui n’ont pas peur. En février 2014, à Villette, sur le lac Léman, Greg Williams, surfeur lausannois et co-fondateur de l’Association romande de surf, a probablement surfé les plus hautes vagues jamais surfées sur un lac suisse.

Le vent soufflait à des vitesses allant jusqu’à 150 kilomètres à l’heure. « Les vagues devaient faire 1,50 mètre de haut et on ne pouvait surfer que quelques secondes, raconte Williams dans Land Locked, mais, mon Dieu, quelle sensation unique de surfer sur son lac ! « 

De hautes vagues comme « Big Thursday », comme Williams l’appelle aujourd’hui, ne se produisent pas tous les jours. Mais selon Esteban, quelques jours par an, il serait possible de surfer sur certains spots du lac Léman et du lac de Neuchâtel. Lui-même a eu cette chance sur le lac de Neuchâtel lors du tournage de Sans littoral. « Il faisait très froid et les vagues étaient minuscules, mais nous pouvions encore surfer ! Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à trouver des vagues comme les vagues de la mer sur un lac. Mais ce n’est pas impossible en Suisse. Pour cela, il faut aller un peu plus au sud. Dans la baie d’Alaïa, à Sion, au pied des Alpes suisses.

Les surfeurs suisses Esteban Caballero (à gauche) et Valentin Milius

Vincent Schneider navigue sur une rivière à Bremgarten

Esteban fait le tour du lac de Neuchâtel

Hale Woods a fondé l’Association Suisse de Surf en 1992

« Depuis que ce complexe a ouvert ses portes, j’ai l’impression qu’on peut vraiment surfer en Suisse », déclare Fabienne Sutter d’Alaïa Bay, une piscine de surf extérieure de la taille d’un terrain de football (et la première piscine de surf d’Europe continentale), qui crée des vagues idéales de toutes tailles en appuyant sur un bouton.

Les surfeurs Valentin Millius et Esteban Caballero (à droite)

Zurich : le surfeur José Fernandes dompte la vague urbaine

A 31 ans, Fabienne fait figure de référence en matière de surf en Suisse : un parcours classique sur sa planche lui a permis d’atteindre un niveau exceptionnel. Élevée dans le canton de Schwyz, elle pratique le ski depuis son enfance, avant de passer au skate et enfin au surf à 18 ans sur la côte atlantique. Aujourd’hui, elle passe la majeure partie de l’année à Ferrol, un village côtier du nord de l’Espagne, travaille comme monitrice de surf et fait depuis longtemps partie de l’équipe nationale suisse des talents de surf.

Il avait un avant-goût de la chasse aux vagues sur les rivières et les lacs suisses, mais cela ne l’excitait pas vraiment. En revanche, elle ne tarit pas d’éloges sur Alaïa Bay, où elle s’est rendue peu de temps après son ouverture en 2019 : « On peut passer tellement de temps sur la vague qu’on progresse vraiment. Selon elle, le complexe pourrait démocratiser la pratique de surf. en Suisse et offrirait aussi de belles opportunités aux sportifs de haut niveau. « Bien sûr ce n’est pas comme surfer en mer, seulement là on peut ressentir le véritable esprit du surf. Mais quand on veut progresser sur des points précis, c’est parfait Parce qu’on peut vraiment passer beaucoup de temps sur la vague. Et parce que notre coach peut nous tuer, nous donner des conseils et nous renvoyer immédiatement pour le mettre en pratique. »

À Lire  Juices for freshness

Fabienne Sutter, athlète et monitrice de surf

Occasion : les règles à connaître avant de vendre sa voiture
Voir l’article :
Vendre une voiture : comment bien se préparer ? Vendre une voiture…

Une vague taillée sur mesure

Une vague taillée sur mesure

Benedek Sarkany, de Swiss Surfing, parle même d’une « petite révolution ». Selon lui, c’est surtout pour les espoirs de surf qu’Alaïa Bay pourrait changer beaucoup de choses : « On peut surfer en Suisse dès l’âge de 8 ans, dans un environnement sécurisé, avec des vagues parfaitement adaptées aux capacités de chacun. Cela va élever le niveau . surf généraliste en Suisse. Adam Bonvin, fondateur d’Alaïa Bay, ajoute : « C’est la même révolution que la création des remontées mécaniques et offre une plus grande accessibilité au surf. Désormais, grâce à la piscine à vagues, les surfeurs sans accès à la mer ont leur place. « 

Et peut-être qu’un jour le pays aura sa première star du surf grâce à ça. Quoi qu’il en soit, c’est ainsi que le créateur de Landlocked, Dom Daher, voit les choses. Dans un avenir pas trop lointain, il pense que les compétitions olympiques de surf ne pourraient plus se dérouler en mer, mais dans des bassins similaires à celui de la baie d’Alaïa. Conclusion de Dom : « Si Roger Federer est devenu ce qu’il est grâce à nos fantastiques courts de tennis, alors pourquoi n’aurions-nous pas le prochain Kelly Slater grâce à nos fantastiques installations de surf ? « 

Swiss Surf Stories : la série des phénomènes

Dans la websérie Landlocked, des aficionados du surf réunis autour du photographe Dom Daher montrent que la Suisse est aussi le paradis des surfeurs, malgré l’absence d’accès à la mer. Regardez sur YouTube : Surf Suisse enclavé.

Dans la websérie Landlocked, des aficionados du surf réunis autour du photographe Dom Daher montrent que la Suisse est aussi le paradis des surfeurs, malgré l’absence d’accès à la mer. Regardez sur YouTube : Surf Suisse enclavé.

Guerre en Ukraine : Moscou veut de nouvelles négociations pour avoir le temps de lancer "une nouvelle offensive...
Lire aussi :
Retrouvez ici l’intégralité de notre live #UKRAINE 23h57 : Six mois après…

Comment devenir shaper de snowpark ?

Comment devenir shaper de snowpark ?

– Expérience requise : o Maîtrise du snowboard ou du ski. o Connaissances dans la construction et l’entretien de modules de parc à neige. o Soyez ouvert, sociable et attentif. o Être autonome et savoir gérer de nouvelles situations. conditions météorologiques aléatoires. – Nécessaire : o Bonne connaissance de l’anglais. o Permis B.

Quel est le métier de skipper ? En quoi consiste ce travail ? Le skipper professionnel est le skipper d’un voilier de plaisance. Il peut transporter des bateaux vides, par exemple entre les Antilles et la Méditerranée, ou embarquer des plaisanciers pour quelques jours ou semaines en mer, avec ou sans escales.

Comment devenir skipper de voilier ?

Pour devenir skipper professionnel, vous devez posséder un brevet de capitaine de voile à 200 degrés. Ce diplôme est délivré par les Dirm (Directions interrégionales de la mer) et peut être préparé dans un lycée maritime.

Quel est le salaire moyen d’un skipper ?

Salaire skipper Un skipper débutant peut espérer gagner entre 1400 € et 1550 € net par mois en début de carrière.

Auto-in business : Vendez rapidement votre voiture à un professionnel
Voir l’article :
Vendre sa voiture peut rapidement devenir un travail fastidieux. Lorsque vous publiez…

Pourquoi le surf est un sport ?

Pourquoi le surf est un sport ?

Un sport plus physique qu’on ne le pense. D’une part, la rame et le mouvement des pompes pour monter sur la planche permettent de muscler la partie supérieure du corps, c’est-à-dire les bras et la poitrine, tandis que le fait de s’allonger la planche nous pousse à contracter tous nos muscles pour rester bien gainé et cambré.

Le surf musculaire c’est ça ? Plusieurs muscles sont sollicités en surf. Il agit essentiellement sur les muscles des membres inférieurs comme les fesses, les muscles des cuisses (quadriceps, ischio-jambiers) et ceux des mollets. Pour maintenir l’équilibre, la gaine de tronc permet de renforcer les abdominaux et le dos.

Qu’est-ce qu’apporte le surf ?

Le surf améliore le bien-être et la santé. La pratique de ce sport nautique a un effet positif sur le corps, tant sur le plan physique que psychologique. Sur le plan physique, le surf sollicite de nombreux muscles et permet de se renforcer à plusieurs niveaux.

Quel pays a inventé le surf ?

Les premières traces de l’origine hawaïenne du surf remontent à 1769. Lors du premier voyage de James Cook à bord du HMS Endeavour, le botaniste Joseph Banks fut le premier à écrire sur le surf des vagues de la baie de Matavay à Tahiti.

C’est quoi un planchiste ?

Personne qui pratique la planche à voile.

Comment s’appelle une personne qui fait de la planche à voile ? Définition de windsurfer âââ substantif Personne qui pratique la planche à voile ou le funboard. – planche à voile.