Toulouse. Ex-UGC : L’impressionnante destruction de bâtiments…

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Des opérations extraordinaires ont été menées, début janvier 2023, rue d’Austerlitz à Toulouse, où quatre bâtiments ont été détruits, avant celui qui abritait l’ancienne UGC.

Le bâtiment principal « Les Variétés », situé face à la station de métro Jean-Jaurès, où des générations de Pitchouns sont entrés dans les salles obscures de l’ancien UGC, continue de couler au cœur de Toulouse. C’est là que s’implantera le nouveau magasin Fnac, dans plus de deux ans. Mais derrière les grandes colonnes blanches de l’ancien cinéma, dont la façade est classée monument historique, peu pensent à l’intéressant chantier associé à ce projet, du côté de la rue d’Austerlitz.

Quatre immeubles en arrêté de péril (enfin) rasés

Car avant d’aborder le bâtiment massif de l’ancien cinéma (que l’on voit derrière le bâtiment, en grisé, au milieu de la photo ci-dessus, ndlr), la page commence par la partie la plus subtile : la destruction. de quatre bâtiments, dont trois sont endommagés et risquent de s’effondrer depuis des années. Lire aussi : Vésule. Santé : conseils pour courir sans se blesser. Depuis début janvier 2023, ils sont maintenant rasés (enfin).

Classés à risque depuis 2014, ces immeubles de la rue d’Austerlitz ont donc un dos à UGC. Leur partenariat avec Caso Patrimoine, la société immobilière toulousaine qui gère le site, et leur implication dans la rénovation de l’ancien cinéma, a également ôté une sérieuse épine au pied des autorités…

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La façade Art déco du cinéma, sauvée des pelleteuses

« On part de l’arrière, et on détruit tout petit à petit », raconte Caroline Monné, qui gère la société Caso Patrimoine avec sa sœur Sophie. Après les quatre bâtiments qui ont été retirés de la carte, le bâtiment principal qui abritait auparavant des cinémas sera également entièrement démoli, « à l’exception de la façade Art Déco, qui sera conservée », a précisé Caroline Monné. Le bâtiment est actuellement en cours de désamiantage.

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« Nous avons le tunnel du métro juste en dessous »

« C’est un travail compliqué, et il doit être très serré. » Car en plus de la vulnérabilité des bâtiments mentionnés en danger, de nombreuses entreprises qui s’y rassemblent doivent faire face à un autre défi : la voie… du métro !

« Le chantier est fait avec Tisséo, puisqu’on a un tunnel de métro au sol. En fait, quand on s’effondre, on fait très attention à ne rien déplacer. »

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Comme l’a témoigné le directeur de Caso Patrimoine, le plus dangereux sera la démolition et l’enlèvement des décombres, puisque lors de la reconstruction, « des poids différents seront plus légers qu’avant ».

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La déconstruction terminée au printemps

De l’esplanade François Mitterrand à la rue d’Austerlitz, ce gigantesque chantier a débuté en septembre 2022, mais l’essentiel de la démolition n’a été effectué que début janvier. Cette période de destruction, la plus effective pour les riverains, « devrait se terminer en avril 2023 ». Ainsi, la reconstruction du complexe devrait commencer « au printemps ».

Il faudra deux ans pour construire le nouveau bâtiment, au lieu de cinq bâtiments. Un total de 30 mois de travaux est prévu pour l’ensemble du projet.

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Un trottoir est accessible, et les commerces restent ouverts

« On est dans le cadre d’une rue où il y a peu d’espace », souligne Jérôme Sabarly, chef de projet au bureau d’études Ambient, maître d’œuvre du chantier. « Afin de démolir les bâtiments principaux, nous avons mis en place un tapis suspendu avec une grue, pour limiter au maximum la projection de débris et éviter d’abîmer les abords, et un système de brumisation pour prévenir au mieux. soulever de la poussière ».

Si l’axe est coupé de la circulation, la route demeure accessible aux résidents et aux passants d’un côté de la route, pendant toute la durée du projet. Aussi, les commerces sont ouverts, même l’hôtel et l’opticien de la rue d’Austerlitz, tous deux face aux nouveaux immeubles détruits, souffrent inévitablement.

« On m’avait dit que j’allais être sous un tunnel », témoigne l’opticienne

« On sait qu’on va y arriver, car cette rénovation est bien nécessaire », a déclaré Charlène Biau, qui gère depuis 2010 avec sa compagne Géraldine Krynen, la marque Optique Austerlitz. « Ces bâtiments sont à l’abandon depuis 2014, et on sait que Caso Patrimoine les a rachetés pour les inclure dans la restauration de l’ancien UGC ».

« On m’a dit que je serai sous un tunnel, je n’ai pas honte ! Nous vivons sous une couverture depuis deux semaines, et nous ne savons pas combien de temps nous avons….

La commerçante n’a d’autre choix que de s’accommoder de ses soucis : « Il faut le faire » pour redonner vie à la rue, soupire-t-elle, « même si on préfère avoir des commerces de proximité ». En attendant des jours meilleurs, l’opticien surveille l’horloge.

« C’étaient des verrues dans le quartier », dit l’hôtelière

A la tête de l’Hôtel de France, près de l’entrée, Nathalie Bouilly est sur la même longueur d’onde : « Il s’est passé quelque chose », dit-elle. Si le responsable de l’entretien du bâtiment abandonné attend, le niveau du bâtiment est difficile à établir. « Ce qui fait le plus mal, c’est la perte momentanée de clients. Aussi, il y a des clients qui ne veulent pas dormir du côté d’Austerlitz, et préfèrent être admis du côté de Victor Hugo. L’emplacement de l’immeuble est apporter un inconfort ( bruit, poussière et saleté), mais il faut vraiment le faire », a déclaré le propriétaire de l’hôtel.

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« Ces immeubles sont à l’abandon depuis neuf ans, ils ont été des verrues dans le quartier et un mauvais environnement pour nos clients. La question a été récurrente : beaucoup de gens nous ont demandé : que se passe-t-il dans les immeubles ? »

Et Nathalie Bouilly de soupirer : « Il n’y a plus qu’à attendre et limiter l’explosion des marmites ».

La rue libérée début février

Interrogé, Jérôme Sabarly a tenu à rassurer les hommes d’affaires qui les entouraient : « La route sera libérée début février, une fois que nous aurons fini de déblayer les gravats des immeubles déjà démolis ». Et la destruction de l’ancien cinéma au final ne sera pas plus douloureuse que celle des immeubles proches des hommes d’affaires.

« Pour procéder à la démolition de l’ancien UGC, nous allons utiliser l’espace que nous avons créé et démolir les quatre autres bâtiments ».

Une FNAC, mais aussi bureaux, resto et rooftop

A l’issue de l’appel à projets, Caso Patrimoine a acquis en mai 2019 l’immeuble emblématique d’UGC, pour 23 millions d’euros, hors immeubles adjacents. Satisfaites de sa « possibilité », Caroline et Sophie Monné ont partagé leur coup de cœur pour ce site, qu’elles fréquentent depuis longtemps, comme de nombreux Toulousains : « Nous sommes liés à l’histoire de ce lieu », disent-elles.

Aussi, le futur projet aura un impact sur l’histoire, puisqu’en plus de son nom, « Les Variétés », les sœurs Monné ont demandé à l’architecte Pierre-Louis Taillandier de s’inspirer des plans anciens du théâtre des Variétés, qui est le début. la vie de cet édifice construit il y a deux siècles, entre 1836 et 1837.

Au lieu d’un théâtre, puis d’un cinéma, le bâtiment accueillera la Fnac, qui quittera le bâtiment américain et traversera la rue Roosevelt. L’enseigne culturelle disposera dans ce nouveau bâtiment d’une surface plus importante que l’ancien UGC, environ 4 000 m2 au total, pour quelque 3 000 m2 de surface de vente.

Et si la Fnac sera le symbole du projet, elle ne sera pas la seule. Les bureaux occuperont un étage, soit environ 1 000 m2. Et le dernier étage, sur le toit, sera dédié à un restaurant avec un toit. D’une surface commerciale de 350 m2 (sans cuisine), avec une terrasse végétalisée de 500 m2, il offrira une vue plongeante sur les ramblas.

Entre le sous-sol, qui sera creusé, et la future toiture, le nouveau bâtiment Variétés comptera au total six niveaux, et aura les mêmes dimensions que les cinq bâtiments anciens réunis, soit environ 5 600 m2. Son ouverture est prévue au premier semestre 2025.

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