TRIBUNE. « Nous devons trouver une solution ensemble avant…

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Photo d’illustration, à Toulouse.

©AFP

Voici leur tribune : « La question de la continuité et de la constance des soins est au cœur de la réflexion des responsables politiques, administratifs mais aussi médicaux dans un contexte de risque plus que jamais élevé de rupture dans les services d’urgence. (ETATS-UNIS). Tout cela s’inscrit dans une évolution sociale rapide en termes d’accès aux soins et de recrutement de plus en plus difficile quelles que soient les catégories professionnelles. Les sources du mal sont multiples : des équipes émaciées avec un déficit démographique de personnel médical spécialisé (urgentistes, médecine générale), mais aussi de personnel paramédical, et surtout, il est actuellement difficile d’accepter ce stress constant au travail de jour comme de nuit.

Les UAS sont des piliers de notre système de santé qui doivent être protégés à tout prix

En cas d’engagement et en raison des difficultés liées à cette continuité des soins, les trois quarts des médecins seraient prêts à quitter l’hôpital d’ici cinq ans. Chaque établissement de santé, qu’il soit public ou privé, doit aujourd’hui répondre au terrible triptyque du juste salaire, de l’offre d’épanouissement et de reconnaissance au travail, et de conditions de travail acceptables pour l’ensemble du personnel. Le sentiment de manquer l’un de ces trois points conduit inévitablement l’agent à se retirer et à rechercher des structures ou des façons de pratiquer plus lucratives, ou un environnement de pratique plus satisfaisant et propice à l’exercice. du stress destructeur. Sinon, vous courez le risque d’une « immunité imposée » au travail, qui conduit progressivement à la démotivation puis au fameux burnout.

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C’est ensemble que nous devons réfléchir à des solutions immédiates mais aussi structurelles qui s’inscriront dans la durée, pour aboutir à des changements concrets et réalistes, mais aussi acceptés par l’ensemble des professionnels de santé. C’est notre responsabilité en tant que membres et élus des sociétés savantes et conseils médicaux des établissements de santé publics et privés (CME). La gestion de la crise du COVID-19 nous a appris que la coordination et la collaboration inter-agences sont possibles en surmontant les anciennes divisions « public-privé » de la guérilla.

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Les SAU sont des piliers de notre système de santé qu’il faut préserver à tout prix, grâce à leur capacité à répondre en continu aux besoins de santé non planifiés sur le territoire. Comme les canaris utilisés dans les mines par le passé, leur étouffement actuel est la marque d’une flamme dont le feu menace désormais tout le système de santé. La saturation en SAU est la conséquence conjuguée d’un afflux incontrôlé de patients et d’un exode ralenti par une grande difficulté à hospitaliser les patients qui en ont besoin.

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Outre les conditions d’admission indignes de nos patients, cette saturation des situations d’urgence n’est pas anodine du point de vue sanitaire. De nombreuses publications montrent que c’est l’encombrement des urgences qui est à l’origine de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité chez les patients allongés sur civière. C’est un peu un problème général de l’explosion des urgences à travers la France, un peu de la ‘répulsion’ de toutes nos équipes ne voulant plus venir travailler, un peu de la ‘répulsion’ des familles de patients et de nos patients qui ne veulent plus venir travailler Je ne comprends pas ces départements A&E surchargés.

Ces fermetures de SAU entraînent également une distorsion du système et une concurrence déloyale entre les entreprises publiques et privées.

C’est aussi un peu ce manque d’attractivité qui nous maintient à -30% d’objectifs d’effectifs et que nous comptons toujours sur les mêmes personnes chaque matin pour les supplier de faire des heures supplémentaires. C’est un peu comme tous nos médecins, nos ambulanciers qui n’en peuvent plus, qui n’arrêtent pas, mais aussi tous les patients qui nous remercient de ne pas nous arrêter et de fermer la « porte ». Car oui, ce sont ces conditions de travail dégradées qui sont à l’origine de la fuite du personnel et contribuent à des fermetures ponctuelles, voire prolongées de SAU.

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Ces fermetures de SAU entraînent également une distorsion du système et une concurrence déloyale entre les établissements publics ou privés pour combler les « lacunes de planification » médicales et paramédicales. Pour éviter certaines fermetures imminentes, les soins médicaux 24h/24 sont payés cinq à dix fois plus que les médecins titulaires qui ont investi dans leur service pour le même travail. Le service de nuit d’un médecin pompier peut être exonéré d’impôt lorsque rien ne fonctionne dans un hôpital qui perd de son attractivité d’année en année, ou en tant que libéral, dont les activités ont récemment été dévalorisées. Viennent ensuite des formes d’exercice moins fatigantes et donc plus attractives, sans service de nuit, avec l’avènement des cabinets médicaux aux horaires élargis, non pris en charge par les établissements de santé, certes très utiles surtout après réorientation, mais fermant après 22h00 à minuit et donc sans obligation de soins constants. On ne peut pas continuer comme ça.

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Les causes étant bien multifactorielles, les solutions ne peuvent être uniques. En amont d’abord. De nombreux usagers se tournent vers les urgences par manque d’accès à un médecin généraliste (près de 5 millions de Français en déclarent aucun), mais aussi par méconnaissance de l’organisation de notre système de santé et de la multitude de ses offres de soins, comme l’accès à une téléconsultation simple avec possibilité d’avis médical. Nos Agences Régionales de Santé (ARS) vont donc diffuser des campagnes de communication et de sensibilisation auprès du 15 avant de se rendre aux urgences. De plus, la mise en place de Services d’Accès à la Santé (SAS) en lien étroit avec le SAMU facilitera cette réponse aux besoins des patients. Le développement des Systèmes d’Aide à la Coordination (DAC) et des Communautés Territoriales de Santé (CPTS) facilitera la prise en charge des patients complexes et/ou porteurs de maladies chroniques pour lesquels les régimes d’exercices isolés ne sont plus adaptés et entraînent trop souvent des admissions systématiques aux urgences . Il faudra aussi réfléchir rapidement à la véritable médicalisation des EHPAD et à la présence de personnels soignants permanents, notamment pour les patients les plus dépendants.

Il est urgent d’assurer une continuité dans la gestion des lits disponibles dans les établissements

Les signataires : 

Concernant l’aval. Retrouver 20, 30 ou 40 patients sur civière le matin, sans intimité, dans les couloirs, en attente d’un lit d’hôpital, entraîne inévitablement une perte d’estime de soi pour le soignant et un sentiment de « banalisation » de l’inacceptable. . Beaucoup d’entre nous n’acceptons plus cela et décidons d’arrêter de fumer. Devoir passer deux à trois heures au téléphone pour trouver un lit de rechange est inacceptable pour les médecins ou les infirmières qui s’éloignent ensuite des soins primaires. Lire aussi : « Sacrifier le complot pour les animaux rapidement ». Il est urgent d’assurer la gestion continue des lits disponibles dans les établissements et la capacité d’adapter leur capacité au cours des affaires. Toujours dans cette gestion des lits (ou « bed management »), la collaboration entre les établissements de l’aire de santé peut être immédiatement effective.

Cette adaptabilité territoriale a été couronnée de succès lors des différentes vagues Covid. Celle-ci doit être réactivée immédiatement pour faire face aux périodes de haute tension cet été. Les divisions doivent à nouveau disparaître. Il faut militer pour l’agilité en associant les lits chirurgicaux et médicaux, qui doivent pouvoir se transformer en lits multifonctionnels selon les besoins. Il existe une spécialisation en médecine générale, mais encore trop peu de stagiaires la choisissent. Aujourd’hui, le concept de services spécialisés facilite certes l’avancement des universités, mais il est trop éloigné des besoins de soins de proximité multifonctionnels. Des unités mobiles intra et inter-établissements devraient également être développées pour éventuellement décloisonner les spécialités et amener les spécialistes au chevet du patient. C’est ce qui a déjà été mis en place dans de nombreux établissements publics, comme les Centres Hospitaliers Intercommunaux ou les établissements privés, et c’est un succès avec beaucoup moins de souci de trouver des lits en aval pour leur personnel SAU. Pour les CHU, des plates-formes communes de lits à thème médical devraient être mises en place. Enfin, et c’est là la clé fondamentale d’une rotation optimale des lits à court terme, il est nécessaire de renforcer les filières de soins de suite après hospitalisation, de suite et de réadaptation (SSR), d’hospitalisation à domicile (HAD) et comme tout domicile fournisseurs de soins pour optimiser les retours à domicile.

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Tous ces défis à court et moyen termes sont immenses et nécessaires. La volonté des professionnels de santé est encore et toujours présente et ils sont à la source des propositions. Puissent-ils être entendus et liés à des décisions clés pour l’évolution de notre système de santé.

Dr Jérôme Barrière, Président de la Commission Médicale Départementale (CME). Centre de santé Saint-Jean. Cagnes sur mer.

Dr Pierre-Marie Tardieux, médecin urgentiste. Chef du service des urgences. CHU de Nice

Pr Jacques Levraut, professeur des universités – médecin hospitalier. Chef du Service de Secours Médical du CHU du CHU de Nice. Président de la Commission Médicale Départementale (CME) du CHU de Nice

Dr Julie Contenti, chef du service des urgences du CHU. CHU de Nice

Pr Nicolas Peschanski, Maître de conférences en médecine d’urgence. Médecin hospitalier. CHU de Rennes

Dr Muriel Jourdan, présidente du comité médical de l’établissement. Centre Hospitalier Privé Les Sources. Bon

Dr Fréderic Braccini, président du comité médical de l’usine. Clinique Saint François. Bon

Dr Isabelle Béréder, Vice-Présidente du Comité Médical du Végétal. CHU de Nice.

Dr Gaëlle Ranchou, présidente de la commission médicale de l’usine. CH Périgueux,

Dr Nicolas Perolat, Médecin, Urgences/SMUR, CH de Troyes

Dr Abbo Lorenzo, président du comité médical de l’usine. CH-Menton

Dr Benjamin Verrières, président de la commission médicale de l’établissement. CH Antibes

Dr Dominique Lanvin, président de la commission médicale de l’usine. Hôpital privé de Tzanck. Mougins

Dr Olivier Gastaud, président de la commission médicale de l’établissement. Clinique du Parc Impérial. Bon

Dr Abdo Khoury. Docteur urgentiste. CHU de Besançon. Président de la Société européenne de médecine d’urgence (EUSEM)

Dr Sébastien Novellas, président de la commission médicale de l’établissement. Institut Arnault Tzanck. Saint-Laurent-du-Var

Dr Sébastien Pouzoulet, Médecin hospitalier, SAMU-Urgences. CH Albi.

Pr Saïd Laribi, Faculté de Médecine de Tours, Chef de l’Unité Médicale d’Urgence Interhospitalière. CHU de Tours.

Dr Philippe Camarassa, président de la commission médicale de l’établissement. Service de Chirurgie Cardiaque de l’Institut Arnault Tzanck. Saint-Laurent-du-Var

Dr Frederick Colomb. Président du comité médical de la plante. CH de Grasse

Dr Christophe Gard, Président de la Commission Médicale d’Etablissement. CH Cannes

Docteur Babou Karimdjee. Vice-président de la Commission Médicale des Plantes. Centre de santé Saint-Jean. Cagnes sur mer.

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