Troubles anxieux ⋅ Inserm, De la science à la santé

Written By Sara Rosso

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Une personne souffre de troubles anxieux lorsqu’elle ressent une anxiété intense et durable sans rapport avec un danger ou une menace réelle, qui interfère avec son fonctionnement normal et ses activités quotidiennes. Ces troubles, dont la fréquence est élevée dans la population générale, débutent généralement dans l’enfance ou à l’adolescence : un meilleur repérage dans ces tranches d’âge permettrait d’éviter l’aggravation des symptômes tout au long de la vie. La recherche travaille à décrypter les mécanismes biologiques qui les sous-tendent pour améliorer leur traitement.

Dossier réalisé en collaboration avec Wissam El-Hage, directeur du Centre de recherche clinique 1415 et co-directeur de l’équipe Psychiatrie neurofonctionnelle dans l’unité 1253 de l’Inserm (iBrain, Tours), et Anna Beyeler, responsable de l’équipe Circuits neuronaux dans l’anxiété à Unité Inserm 1215 (Neurocentre Magendie, Bordeaux).

Comprendre les troubles anxieux

L’anxiété est un phénomène physiologique naturel : en réponse à un danger ou à un stress, le fonctionnement de notre organisme se modifie, le plus souvent avec une accélération du rythme cardiaque, des troubles du sommeil, une augmentation de la transpiration, et parfois des difficultés à respirer ou un sevrage. Normalement, ces changements disparaissent rapidement. A voir aussi : Vrai – Faux : Quels sont mes droits chez le dentiste ?. Lorsqu’ils deviennent trop intenses ou envahissants, au point de perturber le quotidien, de provoquer des arrêts de travail et de générer un sentiment d’insécurité permanent, on parle de trouble anxieux.

Les six types de troubles anxieux

Il existe en fait plusieurs types de troubles anxieux : l’anxiété généralisée, le trouble panique, les phobies spécifiques, l’agoraphobie, le trouble d’anxiété sociale et le trouble d’anxiété de séparation. Ses symptômes, très variables d’une personne à l’autre, sont :

Ces troubles conduisent progressivement à des comportements d’évitement du danger potentiel : refus de se rendre dans certains lieux, de réaliser certaines actions, d’en rencontrer d’autres…

L’anxiété généralisée

Le trouble anxieux généralisé se caractérise par un sentiment persistant d’insécurité, une inquiétude constante et excessive qui interfère avec les activités quotidiennes. Elle peut s’accompagner de symptômes physiques, tels que l’agitation, la nervosité, la fatigue, des difficultés de concentration, des tensions musculaires ou des troubles du sommeil. Souvent, cette préoccupation est alimentée par des événements quotidiens tels que les responsabilités professionnelles, la santé de la famille ou des problèmes mineurs liés au ménage ou aux corvées (réparations de voiture, rendez-vous, etc.)

Le trouble panique

Il s’agit d’une anxiété évoluant par crise, caractérisée par des crises de panique récurrentes qui associent malaises physiques et psychiques. Ces attaques consistent en l’apparition soudaine d’une peur intense, d’un sentiment de malheur ou de catastrophe imminente et d’une perte de maîtrise de soi. Ils durent généralement une trentaine de minutes.

Lors d’une crise, divers symptômes apparaissent, notamment : palpitations, rythme cardiaque rapide, transpiration, tremblements, essoufflement ou étouffement, douleur thoracique, étourdissements ou faiblesse, frissons ou bouffées vasomotrices, nausées ou douleurs abdominales. Ces symptômes sont parfois si graves qu’ils peuvent provoquer une crise cardiaque et conduire à une visite aux urgences.

Les attaques de panique peuvent être prévisibles et se produire en réponse à un événement redouté, à la consommation de drogue ou au sevrage. Ils peuvent également se déclencher de manière inattendue, sans raison apparente.

Les phobies spécifiques

Ils correspondent à des peurs irraisonnées, excessives et persistantes, face à des situations ou des objets précis, comme une paire de ciseaux, des araignées, l’obscurité, le fait d’être dans un ascenseur ou encore d’être tenté par un objet à Voler. Souvent, ces peurs provoquent une grande détresse qui, à son tour, conduit à des comportements d’évitement.

Bien que les phobies soient très fréquentes dans la population générale, elles ont généralement peu d’impact sur la vie quotidienne. Ils deviennent pathologiques lorsque leur intensité et leur impact sont trop importants et que les personnes concernées ne peuvent les surmonter.

L’agoraphobie

L’agoraphobie est la peur irrationnelle et intense des espaces publics où il peut être difficile de s’échapper. Elle se manifeste dans des espaces ouverts ou dans des foules (transports en commun, lieux fermés, files d’attente, etc.). Les personnes concernées évitent activement ces situations. Lorsque ce n’est pas possible, ils ont besoin de quelqu’un pour les accompagner et/ou souffrent d’une anxiété intense, disproportionnée par rapport à la situation réelle.

Sans traitement, l’agoraphobie interfère de manière significative avec les activités quotidiennes normales. Cela peut devenir si grave que les patients ne peuvent pas quitter leur domicile.

Le trouble d’anxiété sociale

L’anxiété sociale est liée à l’idée de ressentir de la honte, de l’humiliation, du rejet ou du mépris lors d’interactions sociales. Elle se manifeste par la peur extrême de parler ou de manger en public, de rencontrer de nouvelles personnes… ainsi que de ressentir une grande anxiété, de rougir et d’avoir des tremblements lorsque ces situations ne peuvent être évitées. Les problèmes causés sont quotidiens.

Le trouble d’anxiété de séparation

Les adultes et les enfants souffrant d’anxiété de séparation craignent d’être séparés de la personne la plus proche. Ils ont constamment peur de le perdre, ils hésitent à s’éloigner de lui, ils refusent de sortir ou de dormir loin de chez eux ou sans lui, ils en font des cauchemars. Ce trouble est associé à des symptômes physiques de détresse qui se développent souvent dans l’enfance mais peuvent persister à l’âge adulte.

L’anxiété chez l’enfant

La plupart des troubles anxieux commencent dans l’enfance ou l’adolescence. Et plus les symptômes apparaissent tôt, plus la maladie sera grave plus tard.

Malgré cette gravité potentielle, ces troubles sont souvent négligés chez les plus jeunes du fait de leur méconnaissance par leur entourage et de la réticence à diagnostiquer par peur de « figer les choses », « étiqueter » les enfants atteints, mais aussi de soigner sous psychotropes pendant que leur cerveau se développe.

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Or, cette pathologie représente souvent un handicap sérieux pour les enfants et adolescents qui en souffrent : elle entraîne un appauvrissement relationnel et une restriction du champ d’activités, ce qui altère l’accès à l’autonomie et à l’indépendance.

Le dépistage précoce et les soins appropriés doivent progresser dans ces groupes d’âge.

Une association fréquente avec d’autres troubles

La dépression

L’anxiété est souvent corrélée aux symptômes dépressifs. Plusieurs études ont montré que chacune de ces deux pathologies est prédictive de l’autre et que leur association augmente le risque de chronicité.

Dans la plupart des cas, l’anxiété précède la dépression, même si parfois c’est l’inverse. Cette comorbidité s’observe le plus souvent lorsque les symptômes anxieux apparaissent dans la petite enfance ou lorsque le trouble anxieux est ancien. En général, environ 70 à 80 % des personnes souffrant de troubles anxieux risquent de développer des symptômes dépressifs.

De plus, il semble que la dépression soit associée à une plus grande sévérité du trouble anxieux et que cette comorbidité complique la prise en charge des troubles anxieux.

Les addictions

Le risque d’addiction est accru chez les personnes souffrant de troubles anxieux, notamment d’addiction au tabac ou à l’alcool. Cette association s’explique sur le plan psychologique par la recherche de substances calmantes pour contrer les effets de l’anxiété. Mais les scientifiques n’excluent pas l’existence de mécanismes physiopathologiques communs.

L’épilepsie

Les personnes atteintes d’épilepsie présentent un risque accru d’anxiété : jusqu’à 40 % des patients épileptiques seraient touchés. Des mécanismes physiopathologiques communs ont été émis l’hypothèse mais restent à prouver. De plus, des études indiquent que la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs lorsqu’ils sont associés, permet un meilleur contrôle de l’épilepsie.

Des troubles fréquents, encore plus chez les femmes

Selon la Haute Autorité de Santé, 15 % des adultes âgés de 18 à 65 ans présentent des troubles anxieux graves dans une année donnée, et 21 % en développeront au cours de leur vie. Répartis par trouble, les chiffres sont respectivement de 2,1 % et 6 % pour le trouble anxieux généralisé, 1,2 % et 3 % pour le trouble panique, 0,6 % et 1,8 % pour l’agoraphobie, 1,7 % et 4,7 % pour l’anxiété sociale et 4,7 % et 11,6 % pour phobie spécifique. En général, la fréquence est deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes.

Selon d’autres données publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le nombre de personnes prises en charge pour des troubles anxieux (en ambulatoire ou en établissement psychiatrique) a augmenté de 3,6 % par an ces cinq dernières années chez les femmes et de 3,7 % chez les hommes. Sur la période 2010 – 2014, 1,3 million de personnes ont été touchées, avec 670,3 cas pour 100 000 habitants (780 femmes contre 553,5 hommes) en 2014. Chez les femmes, le pic d’ingestion en charge a été fixé pour la tranche d’âge des 15 à 19 ans . . Dans les régions du Nord de la France (Bretagne, Normandie, Hauts-de-France et Grand Est) la prévalence des troubles anxieux est supérieure de 20 % à la prévalence nationale.

Une vulnérabilité multifactorielle

La vulnérabilité aux troubles anxieux résulte toujours de l’interaction de plusieurs facteurs : génétiques, environnementaux, psychologiques et/ou développementaux. L’impact de chacun de ces facteurs varie d’une personne à l’autre et, chez une même personne, à différents moments de la vie.

Génétiquement, bien qu’il n’y ait pas de « gènes de l’anxiété » en tant que tels, certains sont impliqués dans le risque d’anxiété. C’est le cas par exemple du gène du récepteur de la sérotonine 5-HT1A : s’il ne peut expliquer à lui seul l’apparition de troubles anxieux, son inactivation chez la souris augmente le niveau d’anxiété chez l’animal.

Certaines familles concentrent plusieurs membres souffrant de troubles anxieux, ce qui suggère une prédisposition familiale multigénique. Cependant, il est probable que ce facteur soit associé à des habitudes familiales qui favorisent « l’apprentissage de la peur sociale ». Lorsque les parents voient peu de monde, vivent en cercle fermé, il est possible qu’ils transmettent une certaine peur de l’autre à leurs enfants.

Il existe aussi des cercles vicieux qui consolident l’anxiété. Un enfant peu impliqué dans les interactions sociales en raison de troubles anxieux peut, par exemple, être plus facilement intimidé en raison de sa réserve. Cela augmentera encore vos problèmes.

Concernant les facteurs psychologiques et/ou développementaux, plusieurs semblent favoriser l’apparition de troubles anxieux :

Neurobiologie de l’anxiété : les connaissances progressent

La connaissance des mécanismes cérébraux impliqués dans l’anxiété a beaucoup progressé ces dernières années. L’utilisation de l’imagerie cérébrale chez les patients et les modèles animaux a grandement contribué à cette compréhension.

Plusieurs régions du cerveau jouent un rôle clair dans l’anxiété : le cortex insulaire et l’amygdale sont suractivés chez les patients. Il en va de même pour d’autres régions, impliquées dans les interactions sociales ou même la peur, selon les sous-types d’anxiété.

Les neurotransmetteurs sont également incriminés, notamment le GABA, qui est la cible des anxiolytiques. La sérotonine, qui régule l’activité du GABA, joue également un rôle, car les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont efficaces contre l’anxiété. De plus, l’augmentation du niveau de sérotonine réduit les symptômes des personnes souffrant d’attaques de panique, d’anxiété généralisée ou de phobies.

On soupçonne également que la production d’endocannabinoïdes par le cerveau, au niveau du noyau accumbens, joue un rôle : une supplémentation en acides gras oméga 3 qui augmentent leur synthèse réduit les symptômes anxieux.

Cependant, les mécanismes à l’origine des altérations qui vont de l’anxiété physiologique aux troubles anxieux pathologiques restent à découvrir. Cependant, il semble de plus en plus clair que les circuits neuronaux normaux de réaction à l’environnement sont déviés ou amplifiés dans des conditions pathologiques.

Quand consulter ?

Il convient de consulter dès que l’on ressent un état d’anxiété excessive par rapport à la situation vécue, qui se traduit par des symptômes psychologiques et physiques tels que fatigue, agitation, irritabilité, transpiration, nausées, sensation de boule dans la gorge, tremblements, contractures, courbatures, courbatures, maux de tête… et altèrent durablement vos activités quotidiennes et vos relations avec les autres.

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Le diagnostic de trouble anxieux est basé sur une anamnèse approfondie qui recherchera :

Les questionnaires permettent également d’évaluer la sévérité des troubles et leurs répercussions. Le plus connu d’entre eux est le GAD-7 (General Anxiety Disorder-7 item), conçu pour détecter l’anxiété généralisée en 7 questions.

Certaines personnes ne reconnaissent pas nécessairement que leur inquiétude est excessive ou déraisonnable, surestimant souvent le danger dans des situations normales. Les personnes âgées attribuent souvent ce comportement au vieillissement. De plus, de nombreuses personnes souffrant de troubles anxieux ne demandent pas d’aide.

Chez l’enfant

Les troubles anxieux sont souvent plus difficiles à percevoir chez les enfants, surtout s’ils sont jeunes. Un délai de plusieurs années est généralement observé entre le début des troubles et la demande de soins. Parfois, ce n’est qu’à l’occasion de l’apparition de complications que des troubles sont repérés, par exemple lorsqu’un enfant refuse de se rendre à certains endroits.

Il existe des outils d’évaluation spécifiques pour les enfants et les adolescents, comme le questionnaire SCARED en 5 questions.

Une prise en charge qui diminue les symptômes

Une bonne hygiène de vie (rythmes réguliers, sommeil, alimentation équilibrée, activité physique…) est le traitement de première intention des troubles anxieux. Mais si l’anxiété peut être canalisée par une activité physique intense et des activités créatives, malheureusement, cela ne suffit souvent pas. Ensuite, un traitement thérapeutique est nécessaire.

Ce soutien vise à réduire les symptômes et à améliorer le fonctionnement psychologique et social du patient. C’est le domaine du médecin traitant, en collaboration avec un psychiatre si nécessaire. Les troubles anxieux graves sont inscrits sur la liste des affections de longue durée (ALD) dont les bilans et les soins liés à la maladie sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Bien que chaque trouble anxieux ait des caractéristiques spécifiques, la plupart des patients répondent bien à deux types de traitement : la psychothérapie et la médication. Ces traitements peuvent être administrés seuls ou en association.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) permet au patient d’apprendre à gérer son anxiété en modifiant ses pensées, ses peurs et ses croyances par une exposition progressive à des situations qu’il juge pénibles, et ce dans un contexte sécuritaire. C’est une sorte de « désensibilisation ». Certains thérapeutes utilisent la réalité virtuelle à cette fin. L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une technique plus confidentielle de remédiation cognitive basée sur les mouvements oculaires, a également une certaine efficacité.

Côté médicaments, les plus utilisés sont les anxiolytiques, dont l’efficacité est perceptible au bout de quelques jours. Cependant, ils ont des effets indésirables graves, notamment le risque d’accoutumance. Par conséquent, ils sont prescrits pour de courtes périodes. Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont souvent choisis pour un traitement à long terme et montrent une bonne efficacité. Les bêta-bloquants, plus souvent utilisés dans les maladies cardiaques, peuvent également être prescrits pour améliorer le contrôle des symptômes physiques de l’anxiété : ils réduisent les épisodes d’accélération du rythme cardiaque, les tremblements et la transpiration.

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Les enjeux de la Recherche

Le traitement des troubles anxieux soulage la plupart des patients, mais il les guérit rarement. Dès lors, pour avancer dans sa prise en charge, il est indispensable de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans son apparition et de mieux comprendre son association avec diverses comorbidités psychiques ou somatiques.

Mieux comprendre la physiologie de l’anxiété pathologique

Différentes équipes, dont celle d’Anna Beyeler, explorent les mécanismes neurobiologiques de l’anxiété afin de comprendre les dysfonctionnements qui provoquent l’évolution vers ses formes pathologiques et leurs causes sous-jacentes. Il semble qu’une perturbation des circuits de « valence émotionnelle » entre en jeu, circuits neuronaux chargés d’attribuer une valeur positive ou négative aux différents stimuli qui nous entourent. Cette hypothèse expliquerait pourquoi l’exposition à certains produits, situations ou sensations provoquent des réactions Anna Beleyer et ses collaborateurs testent actuellement cette hypothèse biologiquement, au niveau du cortex insulaire, sur des modèles animaux : des lignées de souris génétiquement modifiées pour reproduire des dizaines de mutations retrouvées dans des formes familiales de troubles anxieux (dont le récepteur de la sérotonine 1A), des animaux soumis à des stress répétés, ou encore des rongeurs chez qui des régions spécifiques du cerveau sont stimulées.Les chercheurs mesurent les niveaux d’anxiété générés chez ces animaux grâce à des tests comportementaux : la capacité de l’animal à explorer un nouvel environnement en fonction du danger potentiel est révélateur de votre niveau d’anxiété. L’équipe d’Anna Beleyer utilise également des techniques de pointe qui permettent de travailler sur des sous-populations neuronales exprimant par exemple certains types de récepteurs à la sérotonine.

D’autres équipes travaillent sur l’amygdale, une structure cérébrale qui garde en mémoire les traces d’une forte peur. Cette trace, si elle était renforcée à l’extrême, pourrait déclencher des phobies spécifiques. Le succès des psychothérapies pourrait alors s’expliquer en diminuant l’intensité de cette empreinte ou en renforçant d’autres voies nerveuses qui interfèrent avec les circuits de l’amygdale, afin de réduire ces peurs.

Décrypter les liens avec d’autres maladies

D’autres travaux portent sur les comorbidités spécifiques des troubles anxieux. Les chercheurs tentent de trouver des mécanismes neurobiologiques communs ou de comprendre les liens de causalité avec la dépression, les dépendances ou même l’épilepsie. Des études récentes mettent également en évidence une association entre les troubles anxieux et un risque accru de maladies cardiovasculaires.

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