Un juge de Dijon a offert à sa fille de 12 ans une place libertine

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le 12/06/2020 à 14:26, Mis à jour le 12/06/2020 à 18:14

L’ancien juge des enfants a reconnu les faits, estimant qu’il s’agissait de « fantaisie ». Accusé, il est passible de sept ans de prison.

Magistrat face à la justice. Un juge de Dijon est accusé à Besançon d’avoir proposé aux internautes d’un site libertin des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans, a annoncé ce vendredi le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, confirmant une information d’Europe 1. L’enquête a été confiée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), basé à Nanterre, compétent en matière de pédocriminalité en ligne.

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L’affaire a débuté il y a quelques semaines, lorsqu’un site libertin « a rapporté qu’un individu ne se contentait pas de proposer des rencontres adultes, mais suggérerait que sa fille de 12 ans soit associée à une relation sexuelle », a expliqué le procureur.

L’épouse «hors de cause»

Les premières investigations déterminent que le compte à l’origine de l’annonce appartient… à un couple de magistrats dijonnais. Les deux individus aimeraient alors les soirées libertines. L’affaire est déplacée au parquet de Besançon, qui ouvre alors une information judiciaire pour corruption de mineur de moins de 15 ans. Sur le même sujet : L’Occitanie est l’une des régions les plus coquines de France. Depuis le 4 juin, des perquisitions sont menées au domicile et dans les bureaux du couple à Dijon. . Ils « ont permis d’objectiver tous les faits », a précisé Étienne Manteaux. « Aucun dossier pédopornographique, qui se retrouve classiquement chez les pédérastas, n’a été découvert à ce stade de l’enquête », a précisé le procureur.

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L’épouse, également magistrate à Dijon, est « hors de question » car son mari dans la cinquantaine « a expliqué qu’il était le seul auteur des messages (…) expliquant qu’il ne s’agissait que d’un ‘royaume imaginaire qui semble être confirmé par les autres éléments de l’enquête, – a ajouté le procureur « Aucune activité » avec le jeune adolescent n’a été prouvée.

Selon les informations de France Inter, l’homme est actuellement premier vice-président du tribunal de Dijon. S’il était accusé de « provocation non suivie d’effets à la commission de délits à caractère sexuel sur mineurs », et risque ainsi sept ans de prison, il a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire. Il n’a pas le droit d’exercer une activité professionnelle en relation avec des mineurs, mais n’interdit pas le contact avec sa fille.

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Nicole Belloubet saisit la magistrature

L’adolescente a été interrogée, « elle n’a pas été maltraitée ni agressée par son père », et un examen médico-légal a été effectué, selon le procureur. Le suspect est « un homme bouleversé qui a pleinement coopéré et reconnu immédiatement les faits », a relevé Etienne Manteaux.

La garde des sceaux, Nicole Belloubet, « a saisi hier (jeudi) matin le CSM (Conseil supérieur de la magistrature, ndlr) afin qu’il y ait une interdiction temporaire d’exercice » prononcée à l’encontre de ce magistrat, selon la Chancellerie. Le Conseil supérieur de la magistrature statuera dans les 15 jours.

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