Un psychologue du Bas-Saint-Laurent coupable de fraude

Written By Sara Rosso

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La psychologue Laurentienne Tanya Dea Gérard a plaidé coupable à une accusation de fraude devant le Conseil de discipline de l’Ordre des psychologues du Québec. Elle a également plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation de faute professionnelle et a été condamnée à payer une amende de 12 500 $ en plus de recevoir une expulsion de trois mois.

C’est le résultat d’une décision du Conseil rendue le 12 septembre.

Les actes reprochés au psychologue s’étendent sur une période de quatre ans.

De 2017 à 2019, la victime de l’affaire a reçu des soins psychologiques de Mme. Gérard. Cependant, le psychologue a fini par adopter un comportement qui dépassait la sphère professionnelle. Lors des séances clients, Mme. Gérard parlait de ses propres problèmes.

Elle a également contacté le client pour discuter de sujets sans rapport avec sa relation professionnelle.

Elle lui a même emprunté de l’argent à plusieurs reprises, pour un total de 850 $.

Pour rembourser sa dette, Mme. Gérard a eu recours à un stratagème : elle a remis à sa cliente un reçu attestant que les honoraires dépassaient la valeur des services offerts et payés. De cette façon, le client était remboursé directement par l’assurance.

Après avoir mis fin à sa relation professionnelle avec Mme. Gérard en 2019, la cliente a cherché un autre psychologue pour poursuivre son traitement. C’est à ce moment que votre assureur vous a dit qu’il avait couvert les 25 séances de qualification. Ces séances auraient eu lieu entre janvier et mars 2020 avec Mme. Gérard, selon l’assureur.

Cependant, la cliente n’a jamais reçu ces services de son ancien psychologue.

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Au total, plus de 20 000 $ ont été frauduleusement réclamés à son assurance par Mme. Gérard.

Après cet épisode, le 12 août 2020, Mme. Gérard a demandé à l’Ordre des psychologues du Québec d’enquêter. Un mois plus tard, le 25 septembre, la psychologue a envoyé un courriel à la plaignante reconnaissant ses erreurs.

Le 1er décembre, les deux femmes se sont rencontrées et Mrs. Gérard a expliqué qu’il traversait parfois les frontières thérapeutiques et a ajouté qu’il n’avait pas de vie privée.

Après examen du dossier, le conseil de discipline conclut que Mme. Gérard a enfreint quatre points du code de déontologie de sa profession.

Il est accusé d’avoir faussement déclaré des services professionnels à une compagnie d’assurance, de s’ingérer dans les affaires personnelles d’un client, d’avoir emprunté de l’argent à un client et de ne pas avoir respecté les règles de tenue de dossiers.

Le Conseil estime que ces actes minent la confiance du public dans les services professionnels des psychologues.

Le Conseil de discipline a choisi d’entériner la recommandation conjointe des parties, soit d’imposer une amende d’un montant de 12 500 $ US et une grève de trois mois du rôle de l’Ordre des psychologues du Québec.

Le fait que Tanya Dea Gerard n’avait pas de casier judiciaire et s’est empressée d’admettre les faits était une circonstance atténuante, selon le conseil de discipline.

En revanche, le Conseil considère qu’il existe un risque de récidive.

L’avocate de Tanya, Dea Gerard, a confirmé à Radio-Canada qu’elle n’accorderait pas d’entrevue à ce sujet.