« Un simple dérapage à 60 km/h et tout était très rayé… » En scooter ou en moto ils se protègent même en dessous de 35 degrés

Par une journée ensoleillée, il n’est pas rare de croiser des conducteurs de scooter ou de moto en tenue légère. Cependant, les risques sont énormes : brûlures, fractures, écorchures, blessures musculaires et articulaires, contusions et bien d’autres. Été comme hiver, le moindre morceau de peau doit être perdu. « ALORS SÛR ! » », comme le dit Loïc, conducteur de deux-roues à Genève. « Sous la pluie, la neige (euh légère !) ou le soleil avec une canicule, je sors toujours avec du matos ! Je préfère transpirer un peu que perdre ma peau ! Eric, motard de vingt-deux ans, a sa petite astuce pour se calmer : « Je pars tôt le matin, j’enlève un peu mon manteau, au feu rouge j’essaie de me mettre à l’ombre. »

Seuls le casque et les gants sont obligatoires, avec un malus forfaitaire de 68 euros. Cependant, il est fortement recommandé de porter une veste à manches longues, dans le meilleur des cas avec une protection dorsale, un pantalon épais qui descend jusqu’aux chevilles et des chaussures qui descendent sous les tibias. Un équipement qui se décline aussi dans les versions été, comme me le rappelle Céline, motarde depuis trente-cinq ans dans les Hauts-de-Seine. « Je roule toute l’année et c’est toujours équipé. On trouve aujourd’hui des gants d’été, des vestes d’été qui laissent entrer l’air mais qui ont des protections au niveau des coudes et des épaules. Il existe également des T-shirts avec des fibres de kevlar qui se fondent dans le tissu. Pour les pieds, les fabricants proposent même des baskets de moto, plus confortables que des bottes. »

Un équipement cher… mais indispensable

Un équipement qui a un prix. Calculez la moyenne de 150 euros pour une veste d’été, 50 euros pour une paire de gants, ou 150 euros pour des baskets célèbres. « Les pouvoirs publics devraient baisser les taxes sur les produits liés à la sécurité », selon Henri, des Alpes-Maritimes. Bien qu’équipée, Julie a fait une chute qui n’a pas laissé sa peau intacte. A voir aussi : Selon l’assouplissement de l’interdiction de réglage moto. « Une simple glissade à 60 km/h et tout est si éraflé… Je ne peux pas imaginer ce que serait ma peau sans aucune protection ! » Comme Bernard, motard depuis trente et un ans dans le Tarn-et-Garonne. « C’était une journée très chaude, j’étais légèrement vêtu, mais pas nu. A l’impact, j’ai été projeté et j’ai glissé sur l’asphalte me causant des brûlures aux cuisses et aux bras. Depuis ce jour, je n’ai jamais conduit sans protection, quelle que soit la température. »

Antoine, qui vit à La Réunion, n’a cependant pas décidé de se couvrir. « J’avoue que je délaisse très souvent ma veste et mon jean pour des shorts et des tee-shirts. Je sais que ce n’est pas génial, mais quand je dois aller en ville par 35 degrés, les vêtements que je dois porter sont insupportables. » Le Niçois partage le même avis qu’Eric, le kiné de l’entreprise : « Les petits trajets à 30 km/h dans une ville toute équipée sous 35°C sont insupportables. Je ne roule que dans des villes où je dépasse rarement les 40/50 km/h. Je ne portais qu’un casque jet, avec des gants en cuir et une chemise légère et révélatrice. En dessous, c’est un short et des chaussures en toile. Cependant, la ville reste une zone aux aléas et risques de glissades divers : plaques d’égout, lignes blanches, nids de poule, piétons… et ce, même à faible vitesse. Rappelons que les décès chez les motards triplent l’été, aussi bien en ville que sur les petites routes départementales.

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