Urgence crise : Madeleine Riffaud, 98 ans, affirme être « restée 24h sur le même brancard »

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le 21/09/2022 à 12:39, Mis à jour le 21/09/2022 à 14:21

Dans une lettre publiée lundi 19 septembre, cette ancienne résistante dénonce les conditions dans lesquelles elle a été admise dans un hôpital parisien.

« Je suis resté sur la même piste pendant 24 heures sans rien manger. » Ces mots terribles ont été écrits par Madeleine Riffaud, 98 ans, après son passage aux urgences de l’hôpital Lariboisière (Paris). Dans une tribune publiée lundi 19 septembre sur le site de la revue paritaire et adressée à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), elle dénonce les conditions de sa prise en charge dans cet établissement de santé parisien, dimanche 4 septembre. Une situation qu’elle présente comme « des millions de Parisiens et de Français ».

Elle explique s’être rendue aux urgences ce jour-là « pour un examen important dû à un long Covid ». Dans sa lettre, Madeleine Riffaud écrit qu’elle « gisait au milieu de patients hurlant de douleur, de colère, d’abandon, peu importe. Et les infirmières y couraient, débordées. elle pense que c’est un chantier : « Il faisait plus froid, c’est tout ce que je peux dire. Et puis ils m’ont laissée là, sans affaire, sans moyen de communication avec mes proches.

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Mais celui qui était aussi correspondant de guerre n’accable pas l’infirmière. « Les infirmières et les soignants, je les connais bien, j’ai vécu parmi eux, je sais qu’ils voulaient désespérément s’occuper de tout le monde », souligne-t-elle. « Mon incompréhension est une histoire quotidienne à l’hôpital en France », insiste-t-elle.

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Pour l’AP-HP, «des médicaments adaptés à sa situation lui ont été dispensés»

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Dans un communiqué publié mardi 20 septembre, l’AP-HP a donné sa version des faits, en retirant le cours de Madeleine Riffaud. « La patiente s’est présentée en ambulance aux urgences de l’hôpital Lariboisière le 4 septembre 2022 à 12h10. Elle a été accueillie par l’infirmière d’accueil et d’orientation, inscrite dans le circuit de soins du service, puis à 12h25. examiné par le médecin-chef qui a prescrit un certain nombre d’examens. Des prélèvements biologiques ont été effectués à 12 h 43 et une scintigraphie a été réalisée à 17 h 25. Le soir, le patient a été transféré au service d’hospitalisation de courte durée. Le matin du 5 septembre, après l’examen clinique du médecin, la patiente a été transférée dans un autre établissement de santé adapté à sa situation médicale », explique l’AP-HP.

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L’établissement public ajoute que « des gestes techniques, des soins et un suivi ont donc été prodigués au patient régulièrement au cours de sa prise en charge. Des médicaments adaptés à sa situation lui ont été distribués ». de préciser pleinement dans quelles conditions Madeleine Riffaud a été informée et accompagnée lors de sa présence à l’hôpital Lariboisière ».

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