Vaincre ses peurs : hypnose, thérapie, méditation, comment ?

Written By Sara Rosso

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La peur accompagne souvent la conscience du danger. Elle se manifeste par des réactions physiques telles qu’une augmentation de la respiration et du rythme cardiaque. Conseils pour en venir à bout avec Héloïse Narfin, thérapeute et hypnothérapeute.

Quelles sont les causes des peurs et des angoisses ?

Les peurs sont nécessaires car elles nous sauvent de bien des dangers ! Pourtant, lorsqu’ils nous empêchent d’agir au quotidien et envahissent notre esprit, on parle alors d’anxiété. Cette émotion invalidante – une sorte de forme dérivée de la peur – a ses propres manifestations physiques telles que des tremblements ou des palpitations. La peur se manifeste de différentes manières. « Par exemple, la peur de parler à quelqu’un comme tout le monde, d’acheter une canne ou de demander son chemin peut devenir un handicap. Le sentiment d’être jugé tout le temps empêche ces personnes de n’entrer en contact avec personne. » phobie. Souvent accompagnée de symptômes très inquiétants » explique Héloïse Narfin. « Il y a aussi l’agoraphobie. Souvent, les gens pensent que c’est la peur des grands espaces. Il n’y a pas que ça. C’est une peur d’un danger imminent lorsque le patient quitte son espace sûr. , généralement l’appartement le sien, sa maison. Partir son domicile devient un véritable parcours du combattant puisqu’il est persuadé qu’il va lui arriver quelque chose de forcément grave.Son corps est en alerte pour parer à un danger immédiat, les signes sont des symptômes physiologiques tels que : tachycardie, transpiration, tremblements, vole devant le yeux, essoufflement, sensation de devenir fou et bien sûr vous avez peur de mourir d’une crise cardiaque en ce moment. Le danger est irrationnel, mais les symptômes sont bien réels » détaille le thérapeute. Ces peurs surgissent souvent après un événement traumatique, familial ou social. Cela pourrait être la mort ou être coincé dans un embouteillage ou un ascenseur un jour. « Souvent, cela commence par une attaque de panique paroxystique (AP), qui conduit le patient à éviter tout endroit similaire à la première AP. C’est ce qu’on appelle la conduite d’évitement. Éviter l’avion, les trains, le métro, la voiture… » a terminé le spécialiste.

Le dépassement de vos peurs dépend naturellement de leur chronicité. S’ils sont petits, la rationalisation peut nous permettre de les surmonter. Le thérapeute vous conseille également de respirer correctement. Lire aussi : Allemagne : l’e-cigarette plus efficace que les substituts classiques. « Il s’agit de prendre un sachet et de respirer l’air expiré. Cela calmera une crise d’angoisse » recommande-t-elle. Pour le spécialiste, distribuer de l’eau très froide sur les bras et boire de l’eau glacée réduit également les palpitations.

« L’hypnose n’est pas magique » prévient Héloïse Narfin. En effet, le patient doit d’abord être suggestible, donc détendu et suffisamment réceptif pour envisager une séance ! « En induisant une histoire positive sur les réussites du patient et un apprentissage positif, nous pouvons obtenir une amélioration notable du sujet ou même éliminer ces angoisses » explique l’hypnothérapeute. « Mais encore une fois l’hypnothérapie n’est pas magique », insiste-t-elle.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est bien adaptée pour surmonter les peurs. « Avec des exercices de réflexion et d’action crescendo, le sujet confronte ses peurs pour les espérer et les voir diminuer et disparaître. Ensemble, le patient et le thérapeute, nous établissons des objectifs à atteindre, possibles pour le patient. En tant que patient et comment il reprend confiance en lui et se sent capable de reprendre le contrôle de sa vie. Le temps de la thérapie varie selon chaque individu : sa compréhension, son réel désir de s’en sortir, son courage d’affronter les exercices » détaille le thérapeute traiter. . Attention cependant, ce n’est pas une question de volonté ! « Je ne connais personne qui veut être agoraphobe, phobique social, alcoolique, dépressif ou autre. Alors cette petite phrase qu’on entend tout le temps : « quand on veut on peut » dévalorise juste la patiente et la bouscule un peu. plus loin dans les profondeurs. Cela veut-il dire que parce qu’il n’a pas la volonté, il ne peut pas s’en sortir ? NON. C’est quand on sait qu’on peut, qu’on veut ! Et les TCC sont là pour ça, pour que le patient est conscient qu’il peut le faire, qu’il l’apprécie et lui fait reprendre confiance en lui ».

Tous les outils sont bons pour calmer nos peurs ! « Je préférerais parler de détente » précise Héloïse Narfin. « Ericksonien par exemple, qui me semble plus simple que la méditation. Pour atteindre un bon niveau de méditation, il faut des années de pratique, et les patients veulent des résultats plus rapides. Mais bien sûr c’est un excellent outil ».

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Quels exercices au quotidien pour vaincre ses peurs ? 

Pour réduire vos peurs au quotidien, la thérapeute vous conseille de prendre votre temps, de respirer par le ventre ou de trouver chaque jour quelque chose qui vous rend vraiment heureux, à faire, à voir ou à entendre. La relaxation ericksonienne nous fait prendre conscience de la détente de notre corps puis de sa tension. Le sport ne doit pas être négligé. 30 minutes par jour suffisent. « L’endorphine (neurotransmetteur du plaisir) produite lors de cette activité va calmer de nombreuses peurs et angoisses » souligne l’hypnothérapeute.

Merci à Héloïse Narfin, thérapeute et hypnothérapeute.

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