Vivre au Québec : 15 choses à savoir avant de partir au Canada

Written By Sara Rosso

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Voulez-vous vivre au Québec? Que ce soit pour étudier ou pour travailler, si vous restez quelques mois ou pour rester de façon permanente, voici quinze choses à savoir avant de partir pour le Canada.

La province de Québec, au Canada, et particulièrement la ville de Québec attirent de nombreux étrangers qui viennent y séjourner pour étudier ou travailler, pour quelques mois ou pour une durée indéterminée. Beaucoup de Français en particulier vont vivre au Québec, et pas seulement parce que la langue officielle est le français. La province du Canada est une région particulièrement dynamique, offrant une qualité de vie remarquable. Notez que le Québec a l’un des taux de criminalité les plus bas en Amérique du Nord et que la ville de Québec a été élue la ville la plus sûre au Canada pour élever des enfants. Un autre avantage du Québec est l’accès à une nature luxuriante et à des activités de plein air à proximité des villes.

Des attraits qui vous ont peut-être déjà convaincu de vivre à Québec ou à Montréal? Que vous partiez pour étudier ou pour travailler, voici quinze choses à savoir avant de quitter la France pour le Canada. Pour bien préparer votre voyage et ne pas vous sentir complètement étranger à votre arrivée, comme un guide de l’expatriation au Québec !

15 conseils à suivre avant d’aller vivre au Québec : comprendre et connaître la région

1) Vivre au Québec : la province du Québec et la ville de Québec

Guide de l’expatrié au Québec : 15 conseils à suivre avant de partir / Crédit : Unsplash Lire aussi : Comment savoir si une voiture a été stockée trop longtemps ?.

Quand on parle du Québec, c’est la province du Canada – un pays avec 10 provinces et 3 territoires. Le Québec s’étend sur 1 542 056 kilomètres et compte 8 501 833 habitants. Montréal est la plus grande ville du Québec. Quand on parle de Québec, c’est la ville, capitale de la province. Elle compte 549 459 habitants. Le Québec est divisé en six arrondissements (La Haute-Saint-Charles, Charlesbourg, Beauport, Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, Les Rivières, La Cité-Lemoilou) aux caractéristiques différentes. Nous ne voulons donc pas mélanger Québec (la ville) et Québec (la province). Et il ne faut pas confondre Québec, capitale de la province, avec Montréal, métropole de la province.

2) Vivre au Québec : la météo

L’hiver au Canada est rigoureux, beaucoup plus rigoureux qu’en France. Ainsi, au Québec, les températures peuvent descendre jusqu’à -15 °C durant l’hiver, avec des pointes (exceptionnelles) allant jusqu’à -35 °C. Cela n’empêche pas les Canadiens de multiplier les activités de plein air : patinage, ski, randonnée, entre autres. Pour se protéger du froid et du vent, il est important d’être bien couvert en hiver. Avant de vous déplacer, préparez des vêtements chauds dans votre valise. Et combiner la technique du « onion skinning », c’est-à-dire l’accumulation de couches pour pouvoir être à l’aise (et surtout au chaud) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. . N’oubliez pas un chapeau, une écharpe et des chaussures appropriées (comme des bottes de fourrure). Si l’hiver est (très) froid, l’été au Québec peut être très chaud, avec une forte humidité.

Guide de l’expatrié au Québec : se préparer au froid / Crédit : Unsplash

3) Vivre au Québec : l’histoire

Connaître la culture et l’histoire du lieu où vous souhaitez vous installer est essentiel pour l’intégration. Alors pour une immigration réussie, voici un bref historique du Québec.

Les premiers habitants du Québec sont des nomades venus d’Asie qui ont traversé la bande de terre qui reliait la Sibérie à l’Alaska il y a plus de 12 000 ans. En 1534, le navigateur français Jacques Cartier arrive à Québec par le golfe du Saint-Laurent. Les Français colonisent le Canada, qu’ils appellent la Nouvelle-France. Puis le Canada est devenu une colonie britannique en 1759, après la défaite des Français. Commence alors un long conflit entre les Canadiens anglais et les Canadiens français. En 1867, le Canada devient un État fédéral et le Bas-Canada devient la province de Québec. Une province qui tentera d’obtenir son indépendance dès les années soixante lors de la Révolution tranquille. Après deux référendums aux résultats très serrés (en 1980 et 1995), le Québec est resté lié au Canada.

Guide de l’expatriation au Québec : connaître la région où l’on séjourne / Crédit : Unsplash

4) Vivre au Québec : le québécois

Ancienne colonie française, le Québec a conservé le français comme langue officielle… avec quelques subtilités. Par exemple, les Québécois disent « hello » au lieu de « hi » et « bon matin » plutôt que « bonjour ». « A bientôt » signifie « à bientôt », le « portable » est le « téléphone », tandis que le « sèche-linge » est le « sèche-linge ». Ils ne disent pas que c’est « froid » mais « frette ». Autres mots utiles pour vivre au Québec : « blonde » n’est pas bière mais « copine », tandis que « chum » est « petit ami ». Et si une blonde et un copain vivent ensemble, on dit qu’ils sont « adjacents ». Mais avant de s’installer ensemble, ils veulent « chatter » (« parler »), « crouser » (« flirter ») et même « francher » (« baiser sur la bouche »). « Tabarnak » peut être compliqué, mais pour l’intégration, apprendre quelques mots au Québec facilitera votre arrivée.

5) Vivre au Québec : la faune

Au Québec, vous pourrez rencontrer de nombreux animaux, comme le cerf de Virginie, l’orignal, le caribou, l’ours noir, l’ours polaire, le coyote, le renard polaire et le renard roux, le rorqual bleu, le béluga ou encore le phoque. Dans les villes, vous pouvez également voir des écureuils gris, des mouffettes et des ratons laveurs. Entre autres.

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Les démarches à suivre pour s’expatrier au Québec

6) Vivre au Québec : les différents visas

Pour le tourisme au Canada, en général, un visa n’est pas nécessaire : une attestation de voyage (AVE) suffit. Mais pour séjourner plus de six mois consécutifs au Canada, pour étudier au Canada ou pour travailler au Canada, un visa est nécessaire pour entrer sur le territoire canadien. La demande doit donc être faite (et validée) avant le départ. Il existe plusieurs types de visas, répartis en deux catégories principales : les visas pour résidents temporaires et les visas pour résidents permanents. Le Permis Vacances Travail (PVT) est une solution temporaire qui permet aux jeunes de 18 à 35 ans de travailler au Canada pour une durée déterminée, par exemple. Pour l’immigration au Québec, vous pouvez demander un visa adapté à votre projet (vous trouverez des informations plus précises ici).

Guide de l’expatriation au Québec : se préparer à l’immigration / Crédit : Unsplash

7) Vivre au Québec : l’assurance sociale et l’assurance maladie

À votre arrivée au Québec (pour y séjourner), vous devez faire une demande de numéro d’assurance sociale (NAS) auprès de Service Canada. C’est l’une des étapes essentielles, et c’est gratuit. Le NAS est un numéro unique qui permet (entre autres) de payer des impôts au Canada ou de recevoir des prestations gouvernementales. Il est également nécessaire de s’inscrire auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) pour bénéficier de l’accès aux soins gratuits. La couverture santé permet de ne rien débourser lors de la consultation d’un médecin généraliste grâce à la carte délivrée aux résidents permanents, aux intérimaires titulaires d’un permis de plus de 6 mois ou à certains étudiants.

8) Vivre au Québec : le permis de conduire

Pour les personnes qui s’installent définitivement au Québec, à Montréal ou ailleurs dans la région, six mois après leur installation au Québec, le permis de conduire français est suffisant pour conduire une voiture. Mais, après la période de six mois, il est nécessaire d’avoir un permis de conduire du Québec, que vous pouvez obtenir en faisant les démarches auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Vous pouvez également demander un permis de conduire international (valable trois ans, vous pouvez faire les démarches avant même votre départ pour faciliter votre expatriation). Pour les étudiants qui viennent pour une durée déterminée, la démarche n’est pas nécessaire : le permis français est valable pour la durée de leur année scolaire ou de leur trimestre.

9) Vivre au Québec : l’argent

Il est difficile de maintenir une banque française quand on n’habite plus en France. L’idéal est d’ouvrir un compte bancaire dans le pays où vous vous installez. Certaines institutions bancaires canadiennes offrent l’ouverture de compte à distance. Des démarches que vous n’aurez pas à faire à votre arrivée sur place, ce qui facilitera votre dépaysement. Notez que la devise utilisée au Québec est le dollar canadien. Il y a des billets de 5, 10, 20, 50, 1000, 500 et 1000 dollars et il y a des pièces de 1 cent, 5 cents, 10 cents, 25 cents, 1 dollar et 2 dollars. Le taux de change est de 1 euro pour 1,32 dollar canadien.

Guide de l’expatriation au Québec : préparez votre arrivée pour une immigration sans tracas / Crédit : Unsplash

10) Vivre au Québec : le logement

Avant de déménager, sachez que le prix de l’immobilier au Québec est l’un des plus bas au Canada, ce qui rend la province très attractive. Par exemple, la location d’un appartement de deux chambres coûtera en moyenne 945 dollars canadiens à Québec contre 1679 dollars canadiens à Toronto. Le coût moyen d’une maison est de 555 017 dollars canadiens à Montréal, comparativement à 1 791 633 dollars canadiens à Vancouver. Les annonces de location ou de vente indiquent 1 1/2, 2 1/2, 3 1/2 (etc), c’est-à-dire le nombre de pièces du logement, sachant que la cuisine est considérée comme une chambre et la salle de bain en demi-pièce. Si le système métrique est en vigueur au Québec, la surface d’un appartement ou d’une maison est parfois indiquée en pieds carrés. Il est donc important de savoir qu’un mètre carré correspond à 10,76 pieds carrés.

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Vivre au Québec : la vie sur place

11) Vivre au Québec : le système scolaire

Si vous décidez d’immigrer au Québec en famille, avec un (ou plusieurs) enfants, voici comment fonctionne le système scolaire. L’école (avant l’enseignement supérieur) dure 13 ans. Les enfants commencent la maternelle à partir de 5 ans. L’école primaire est obligatoire à partir de 6 ans pour une durée de 6 ans. S’ensuivent 5 années d’études secondaires, puis 2 années de Cégep pour obtenir le diplôme d’études collégiales (DEC), équivalent au baccalauréat français. Au Québec, les autobus scolaires (autobus jaunes) viennent chercher les enfants pour les emmener de l’école au secondaire.

12) Vivre au Québec : le travail

Le système canadien n’est pas le même que le système français et ne garantit pas la même sécurité d’emploi. Il faut savoir par exemple que le contrat de travail est facultatif, ce qui peut rendre l’embauche plus facile qu’en France, mais il est aussi plus facile de perdre son emploi. Si le marché du travail est dynamique au Québec, il est primordial de se renseigner sur son domaine avant de partir car certains secteurs sont bloqués. Autre problème : certains diplômes nécessitent des équivalences qui sont demandées au préalable.

Guide de l’expatriation au Québec : renseignez-vous avant de partir / Crédit : Unsplash

13) Vivre au Québec : les taxes

Les biens et services – à l’exception des matières premières – sont assujettis aux taxes à la consommation imposées par les gouvernements du Canada et du Québec. Des taxes s’élevant à environ 15% et qui ne sont pas comprises dans les prix indiqués sur les étiquettes. Concernant les pourboires (au restaurant ou au bar), il faut compter environ 15% de l’addition.

14) Vivre au Québec : l’alcool

Au Québec, il est interdit de consommer de l’alcool dans les espaces publics (rues, parcs), avec le risque de recevoir une amende. L’alcool n’est pas vendu dans les supermarchés mais à la Société des alcools du Québec (SAQ) – et les prix sont élevés car ce sont généralement des produits importés. De plus, plusieurs restaurants (où l’on peut déguster de la poutine) n’ont pas de permis pour vendre de l’alcool. Certains proposent donc à leurs clients d’apporter leur propre bouteille de vin. Pour les restaurants qui ont une licence, ils doivent cesser de servir de l’alcool à partir de 23 h. Les bars doivent fermer à partir de 2h du matin.

15) Vivre au Québec : les numéros d’urgence

En cas de problèmes de santé ou autres soucis, voici quelques numéros utiles :

Guide de l’expatriation au Québec : une nouvelle vie commence avec l’immigration / Crédit : Unsplash

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