Voitures électriques et hybrides rechargeables. LOA propose et…

Written By Sara Rosso

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Pour réduire leur moyenne d’émissions de CO2 et échapper ainsi à de lourdes amendes, les constructeurs ont besoin d’immatriculer beaucoup de voitures électriques ou hybrides rechargeables. Les offres de location longue durée à prix attractif sont un de leurs moyens préférés pour atteindre ce but.

Publié le 19/06/2022 – 10:55 Voir l’article : Inhabituel. Pagani : comment un four a aidé à créer une marque de supercar.

Mis à jour le 20/06/2022 – 11:09.

En juin, la Renault Mégane E-Tech électrique est disponible à partir de 260 €/mois, contre un minimum de 299 €/mois pour sa grande rivale, la Volkswagen ID.3.

Un premier loyer souvent élevé

Prévue pour 2035, l’interdiction de commercialisation des véhicules thermiques peut sembler encore lointaine. Mais, dès à présent, les constructeurs automobiles ont déjà tout intérêt à donner la priorité au 100 % électrique ou, dans une moindre mesure, aux hybrides rechargeables. A partir de 2021, la norme CAFE (Corporate Average Fuel Economy) les obligeait à respecter chaque année des émissions moyennes de CO2 assez faibles, sous peine d’amendes extrêmement lourdes. Un objectif impossible à atteindre en misant uniquement sur l’essence ou le diesel. Les marques ne peuvent pas non plus se contenter d’afficher un modèle « vertueux » au catalogue, ce qui coûterait trop cher de trouver preneur, puisque c’est sur la base des immatriculations que se fait le calcul de l’Union européenne. Mais comme les voitures rechargeables sur secteur souffrent toujours d’un prix bien plus élevé que leurs équivalents thermiques en raison de leur batterie haute tension onéreuse, il a fallu trouver un subterfuge pour attirer davantage d’acheteurs.

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L’Opel Corsa-e de 136 ch est disponible à partir de 109 €/mois, comme pour une modeste version essence de 75 ch, mais avec un premier loyer plus élevé.

Un pari risqué sur l’avenir

La parade la plus classique est celle des offres de location avec option d’achat (LOA) et d’emphytéose (LLD). Pour 109 €/mois, Opel propose en juin la Corsa-e 100 % électrique, puissante de 136 ch, ou la très placide Corsa animée par le 1.2 essence atmosphérique de 75 ch. Sur le papier, si vous pouvez vous connecter facilement, le choix se fait rapidement. D’autant que le trois cylindres sans turbo n’est pas non plus idéal pour les longs trajets. Mais attention à toujours lire attentivement les conditions. Pour la variante électrique, la LLD n’est que de 36 mois et 30 000 km. A cela s’ajoute une première augmentation de loyer de 11 500 €, ramenée à 5 500 € une fois la prime verte de 6 000 € déduite… sous réserve de l’arrêté avant la future réduction de 1 000 € de cette aide toujours prévue sur 1er juillet, seront alors livrés avant le 30 septembre. Cette somme peut encore descendre jusqu’à 3 000 €, voire 500 €, pour ceux qui sont éligibles à la prime à la conversion. Mais encore faut-il avoir un véhicule assez ancien à mettre au rebut. Pour la Corsa 1.2 PureTech, dont le LLD dure cette fois 48 mois et 40 000 km, l’apport initial est limité à 3 000 €. Avec une prime à la conversion qui ne peut toutefois excéder 1 500 € et qui est réservée aux petits revenus ou aux gros rouleurs dans le cas d’un modèle thermique.

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Quelques exemples de LOA/LLD attractives

Pour établir le montant du premier loyer, les constructeurs comptent donc souvent sur les aides gouvernementales. C’est notamment grâce à leur prime, de 6 000 € dans les deux cas, et à leur prime à la conversion plus favorable que les nouveaux Kia Niro hybrides rechargeables ou électriques peuvent mettre des mensualités inférieures à la version hybride classique, mais bien moins chères au prix catalogue : respectivement 257€ et 267€/mois au lieu de 277€/mois sur 49 mois et 40 000 km. Mais les constructeurs arrivent aussi à proposer de telles offres en réduisant leurs marges et en misant sur des valeurs résiduelles élevées pour tous ces modèles « tendance ». Un pari qui présente certains risques car rien ne garantit que ces véhicules seront faciles à revendre dans trois ou quatre ans, quand des milliers d’entre eux seront récupérés au terme de leur location longue durée. Surtout si le prix en fin de contrat est élevé. De plus, l’évolution de la technologie électrique en termes d’autonomie les rendra moins attractifs à cette date. L’exemple de la Renault Zoe a montré que les clients fuyaient les premières versions au profit de celles disposant d’une plus grande autonomie. Cependant, les constructeurs préfèrent assumer le risque financier pour vendre des véhicules à batterie.

Chez Peugeot, il est possible d’accéder à une 308 hybride rechargeable de 180 ch pour seulement 70 € de plus qu’une variante PureTech 110 à équipement identique.