« Vous êtes un empêcheur de sommeil, Monsieur » : Jean-Paul von Schramm, feuilletoniste à Pithiviers

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Quiconque a déjà écrit pourrait être tenté de dire de Jean-Paul von Schramm : « Ce type est une machine ». L’écriture, avec un penchant pour les thrillers…

« J’écris généralement deux livres en même temps, toujours en pensant au suivant. J’en ai écrit trois cette année », dont Jeanne et moi, qui sort cette rentrée littéraire en septembre, et le roman d’Ava Gardner La Beauté (« qui ne veut évidemment pas dire parler d’Ava Gardner »), attendu en janvier dont le titre est emprunté à une chanson de Souchon.

Le journaliste ne le sait pas, le romancier au look de dandy s’en fait alors écho dans son immense demeure au cœur de Pithiviers.

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Un tueur en dédicace

Jean-Paul von Schramm n’y est pas né, il est né à Chartres « dans les années 1950 ». Le père de trois fils nie toujours son âge à ce jour, mais le fait qu’il ait quitté le système éducatif public en 2012 peut encore en être une indication. Ceci pourrez vous intéresser : Parents, soyez prudents lorsque vous portez des écharpes pendant la canicule. Nous ne saurons pas non plus combien de romans il vend.

Ce n’est plus de la coquetterie, souligne-t-il :

Je m’en fous, je ne sais pas combien il y a sur mon compte bancaire et je ne veux pas le savoir. Par contre, je peux vous dire que je suis un très bon vendeur signature.

Il en fait une vingtaine par an et vend « entre 30 et 50 livres à chaque fois, ce qui est beaucoup. .

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Prof pendant quarante ans dans le Pithiverais

Entre 1970 et 2012, il a enseigné le français aux collèges de Toury, Neuville et Bazoches. Lauréat à deux reprises (2020 et 2021) du concours de nouvelles de la revue La Quinzaine littéraire, indique qu’il n’a pas toujours été à plein temps : « Entre 1985 et 1997 j’ai d’abord été chargé de la mission théâtre dans l’action culturelle de le rectorat », avant de rejoindre la Mission interministérielle de développement de l’enseignement artistique devenu un.

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Était-il déjà en train d’écrire alors ? non Jean-Paul von Schramm est né tardivement dans le roman, puisqu’il sort son tout premier Sans titre en 2019. Depuis, il en a publié huit autres (assez fou en trois ans…), toujours chez le même éditeur. , Encre rouge.

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Ceci n’est pas un polar

Sans titre, donc l’origine n’est pas un policier, revendique-t-il encore aujourd’hui.

C’est l’histoire d’un artiste raté qui finit par se demander si le crime n’est pas l’œuvre d’art ultime. Le livre contient une réflexion sur l’art contemporain.

Son éditeur André Israel l’a vu différemment, à l’époque il a dit que c’était un thriller et a proposé d’en écrire plus. Un marché est finalement trouvé : « Je dois en sortir un tous les ans, plus un roman dit classique ».

Son travail. Cela explique pourquoi Gwendoline ne voit pas beaucoup son mari romancier, souvent enfermé à l’étage dans son bureau, entre son Mac, ses étagères et des héros encadrés au mur : Bukowski, Capote ou Proust…

Mais même dans ses romans non policiers (Jeanne et moi…) il y a toujours un crime. « C’est un acte libérateur, quelque chose que nous portons avec nous depuis des années et pensons que nous n’y arriverons jamais. Jusqu’au déclic… »

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Chaussures et lectrices

Jean-Paul von Schramm a au moins deux particularités, il souffre d’aimer trop les chaussures (« je suis un mordu du citron vert, j’en possède une centaine de paires ») et ses lectrices sont à « 80 % des lectrices ».

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Jean-Paul von Schramm dans son bureau. Photo : David Creff Il soutient la thèse que « peut-être le rythme d’écriture leur correspond-il », avec systématiquement une quarantaine de chapitres aérés sur 200 à 250 pages. Ou peut-être est-ce son style ? « Une écriture cinématographique, il faut que le lecteur puisse voir en quelques mots… »

Le lecteur plutôt, y compris celui qui lui a un jour reproché « la plus belle des critiques » : « Vous êtes un empêcheur de sommeil, monsieur.

Et un éminent sociologue des libraires… Qui sait que quand on rend un roman, c’est joué en un rien de temps : on l’achète ou on le range. D’où le fait qu’il l’ait manipulé avec son éditeur, « le dos de couverture (et la couverture), c’est moi qui le fait ».

Juste ce pitch, sur le dos de La Menace : « Je vais te tuer » : Quand Adrien reçoit ce message, la première chose à laquelle il pense est une mauvaise blague. Perceptible. Aiguisé comme une lame. Vous von Schramm dans le texte. Nous voulons plus…

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Je l’ai lu. Ses romans sont disponibles en librairie et sur toutes les plateformes. Son travail et son actualité sur sa page Facebook (JPaul Von Schramm).

En dévotion. Retrouvez-le lors des séances de dédicace le samedi 1er octobre à Chécy, le dimanche 2 octobre à Orléans (Festival LivreOcœur), le mardi 8 octobre à Saran et le samedi 26 novembre à Olivet.

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