Voyage Vallée de Katmandou : Le Guide Figaro

Written By Sara Rosso

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GUIDE DE VOYAGE – Dans les contreforts de l’Himalaya, c’est le berceau de la civilisation népalaise. Katmandou, Bakhtapur et Patan, trois anciens royaumes devenus musées à ciel ouvert, ont prospéré pendant un demi-millénaire grâce à une extraordinaire rivalité artistique. Nous vous y emmenons.

Si vous n’êtes pas prêt pour le trail de l’Everest ou des Annapurnas, il est encore possible de découvrir le Népal autrement. La vallée de Katmandou, avec ses innombrables palais, temples, pagodes, stupas et monastères, mérite à elle seule une visite. Avec 600 km², c’est sans doute la zone la plus riche en monuments de toute l’Asie. La légende raconte que la vallée était autrefois un lac emprisonné au pied de l’Himalaya, lorsque Manjushri, un bodhisattva tibétain, a tranché la montagne avec une épée pour la vider de ses eaux. L’homme s’installe alors dans la terre fertile qui deviendra le berceau de la civilisation népalaise.

Carrefour des routes caravanières reliant l’Inde, le Tibet et la Chine, la vallée de Katmandou s’est enrichie grâce au commerce transhimalayen et au savoir-faire des habitants de Newar, l’ethnie dominante qui existe encore aujourd’hui. Sous le patronage du roi de la dynastie Malla qui régna pendant près de 500 ans (du XIIIe au XVIIIe siècle), la vallée devint un véritable centre d’art et de culture. Son influence culturelle a influencé ces pays voisins comme en témoignent les écrits des voyageurs chinois qui attribuent leur étonnement à la pagode au double toit flamboyant, monument emblématique du pays. Ils apporteront cette architecture ingénieuse à Pékin avant de la diffuser à travers la Chine.

En 1482, pour éviter une sanglante guerre de succession, le roi Yaksha Malla décide de diviser son royaume en trois : Katmandou, Patan et Bakhtapur pour devenir des capitales indépendantes. La véritable rivalité artistique entre ces trois royaumes inspire alors chaque roi qui cherche à embellir sa capitale en attirant architectes, artistes, poètes et peintres comme les princes florentins de la Renaissance en Italie. Ces rois bâtisseurs ont construit de somptueux palais et d’innombrables temples, pagodes, fontaines… Un chef-d’œuvre impérissable où la vie abonde encore aujourd’hui. Le paysage urbain de la vallée de Katmandou façonné par ces rois protecteurs perdure depuis des siècles. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

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Katmandou, la capitale

Katmandou, la capitale

Dans les années 1960, Barjavel, dans son roman Les Chemins de Katmandou, nous racontait l’agression trépidante d’un jeune homme qui finit souvent par être la capitale du Népal. Les années 1980 voient les jeunes hippies remplacés par un groupe de randonneurs qui traversent rapidement Katmandou avant de commencer à transpirer les pentes himalayennes. A voir aussi : Voyage : un Algérien de France s’agace des témoignages. Plus qu’un lieu de voyage, la capitale du Népal, aux richesses architecturales foisonnantes, mérite qu’on s’y attarde pour découvrir son extraordinaire patrimoine culturel et artistique. Dans le vieux Katmandou, les visiteurs sont confrontés pas à pas à ce riche passé.

Commençons par Durbar Square, le cœur historique de la ville. En venant de Jalan Baru, la place commerçante de Basantapur où se dresse le palais royal marque l’entrée du centre historique. La célèbre Freek-Street, autrefois lieu de rencontre hippie pour la drogue, tourne à gauche. Au bout de la place se dresse le palais de Kumari, la déesse vivante. Une tradition unique au monde, c’est une petite fille qui incarne la déesse la plus importante du Népal jusqu’à sa puberté. La cour intérieure du palais dévoile une série de fenêtres en bois finement sculptées, typiques de l’architecture Newar. Si vous avez de la chance, la déesse apparaîtra quelques secondes dans la fenêtre du balcon du premier étage face à l’entrée.

Nous sommes ensuite arrivés au cœur de Durbar Square. Véritable forêt de temples il y a quelques années, malheureusement beaucoup a été endommagé lors du tremblement de terre dévastateur de 2015. Touristes, sadhus ou vendeurs de souvenirs investissent les escaliers qui montent à la pagode, un excellent point d’observation de la vie qui se déroule dans les lieux. . En levant la tête, vous pourrez admirer les blocs de cette pagode entièrement recouverts de statues représentant des dieux tantriques, des déesses, et parfois des scènes érotiques. Il est conseillé de venir tôt le matin, lorsque les Népalais, avant de commencer leur journée, viennent faire des offrandes aux nombreuses divinités protégées dans chacun de ces temples. Cette zone nécessite un ticket d’entrée, comptez environ 8 € (1000 roupies).

Quelques pas plus loin, face au palais royal se dresse la majestueuse pagode dédiée à Taleju, le plus haut monument de Durbar Square avec ses cinq étages (non visitable). Du pied de cette pagode, dirigez-vous vers Indrachok pour rejoindre le marché d’Assan Tole, le grand marché et poumon de la ville, qui s’anime toute la journée. Fruits, légumes, épices, artisanat et autres produits exotiques colorent ces artères. Enfin, ne manquez pas le quartier de Thamel où l’on retrouve la plus grande concentration d’hôtels, restaurants, bars et boutiques de cadeaux, incontournable pour les visiteurs.

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Les hauts lieux religieux autour de Katmandou

Les hauts lieux religieux autour de Katmandou

Le matin il faut gravir les 365 marches depuis les marches escarpées de la colline de Swayambhunath, berceau de la spiritualité népalaise, rejoindre les pèlerins qui encerclent le magnifique stupa couronné du regard de Bouddha puis regarder le soleil se lever dans le ciel. au-dessus de la brume légère qui enveloppait encore Katmandou, qui était éveillée. A côté de ce stupa, un monastère bouddhiste et un temple hindou se côtoient en signe de tolérance. L’hindouisme, religion majoritaire au Népal, représente environ 80% des fidèles contre 20% pour les bouddhistes. Frais d’entrée 1,50 € (200 roupies).

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A 7 km à l’est de Katmandou se dresse le magnifique stupa de Bodnath. Il mesure 36 mètres de haut, la base symbolisant un mandala géant. C’est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants de l’Himalaya bouddhique. Dès l’aube, des foules de pèlerins, dont l’importante communauté tibétaine, portent des moulins à prières à la main, accomplissent des kora, des rituels hypnotiques autour de mandalas sacrés au son de prières chantées diffusées par des haut-parleurs. Accrochés partout, les lungta, drapeaux de prières colorés répandent leurs formules sacrées au gré du vent. C’est sans aucun doute l’endroit le plus émouvant de la vallée. Frais d’entrée 3 € (400 roupies).

A 2 km de Bodnath, sur les rives de la rivière Bagmati, Pashupatinath, haut lieu de pèlerinage, est l’un des temples hindous les plus sacrés du pays. Surnommé les Bénarès du Népal, c’est ici que se déroule le rituel de crémation. L’énorme complexe de temples, de pagodes et de dortoirs de pèlerins accueille des milliers de fidèles de tout le pays. Dans les ghats, escaliers menant au fleuve, femmes et hommes se préparent aux ablutions. Le temple principal de Pashupati dédié à Shiva possède un grand lingam, représentation phallique. Interdite aux non hindous, vous pourrez admirer cette pagode en cuivre doré de l’autre côté du fleuve. Frais d’entrée 8 € (1000 roupies).

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Patan, la cité bouddhiste

Patan, la cité bouddhiste

A 6 km du centre de Katmandou, Patan, ancienne Lalitpur, est le fief du bouddhisme Newar. La religion de Siddhartha, candidate bouddhiste née dans le sud du Népal, a ses racines dans la vallée depuis le IVe siècle. Toute la vieille ville est composée de grappes de résidences donnant sur la cour intérieure (bahal) qui était autrefois occupée par une communauté monastique. Jusqu’à récemment, on disait que la moitié de la population de Patan était constituée de moines !

Sur Durbar Square, tous les palais royaux et les temples étaient alignés selon une perspective rectiligne nord-sud. A quelques pas de là, le Temple d’or (entrée 50 roupies), ainsi nommé en référence aux plaques de cuivre doré qui recouvrent sa façade, est l’un des monuments phares de Patan. Les statues de Bouddha, Tara et divers Bodhisattvas qui animent la cour rappellent que la ville est réputée pour son extraordinaire artisanat du bronze. Dans des ateliers sans âge, les artistes continuent encore aujourd’hui à façonner le cuivre et le bronze et créent de magnifiques œuvres selon la technique de la cire perdue.

Enfin, ne manquez pas le Patan Museum, l’un des plus beaux d’Asie du Sud ! Situé dans un ancien appartement royal sur Durbar Square, ce musée présente une excellente collection qui donne un bon aperçu de la richesse artistique de la civilisation Newar. Entrée Durbar Square avec musée : 8 € (1000 roupies).

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Bakhtapur, une cité rurale hindoue

Bakhtapur, une cité rurale hindoue

Si Patan est une ville bouddhiste, Bakhtapur est vraiment hindoue. A 15 km au sud-est de Katmandou, la ville est l’une des rares à disposer d’un véritable urbanisme hindou, basé sur un système de castes avec la maison familiale royale et la plus haute caste brahmane en son centre. Bakhtapur est aussi la capitale qui conserve le mieux ses caractéristiques Newar où la plupart des femmes portent encore leurs vêtements traditionnels. Ville interdite à tous les véhicules motorisés, il est très agréable de s’y promener.

Sur Durbar Square se dresse le palais royal qui comptait à l’origine 99 pages, témoignage de la richesse des rois Malla qui s’y sont succédés. Aujourd’hui, seuls 6 de ces cours survivent. A côté, le célèbre « palais aux 55 fenêtres » borde une galerie de longues fenêtres en bois magnifiquement travaillées. La porte dorée, une porte en cuivre finement sculptée, s’ouvre sur la cour intérieure, mais les visiteurs ne peuvent pas traverser la cour de la pagode de Taleju. Quelques pas plus loin, sur la place Taumadhi Tole, la majestueuse pagode Nayatopola, la plus haute de la vallée, domine toute la ville de ses 5 toits et mesure 30m de haut. Il contient une déesse tantrique gardée secrète par les prêtres en charge du temple.

De Taumadhi Tole, vous pouvez rejoindre la belle région de la poterie. Dans la jolie place du sanctuaire dédiée à Ganesha, des centaines d’objets en argile sèchent au sol. Sur cette place, vous pourrez également admirer la vie des agriculteurs urbains, car chose unique, près de la moitié de la population de Bakhtapur vit de l’agriculture et cultive les terres situées dans la campagne environnante. Des épis de maïs et des poivrons rouges sont suspendus aux toits des maisons, qui servent en partie de greniers, tandis que dans les rues, des femmes dans leurs traditionnelles jupes noires aux yeux rouges vannent le riz. Droit d’entrée pour toute la ville : 12€ (1500 roupies).

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Carnet pratique

Carnet pratique

La vallée de Katmandou n’est pas très large mais le trafic très lourd et chaotique ne permet pas une circulation aisée. Prévoyez donc suffisamment de temps pour connecter chaque projecteur. Pour éviter les longs allers-retours vers les endroits les plus reculés, nous vous recommandons de passer la nuit, les offres hôtelières étant très variables. Il serait dommage de venir au Népal sans admirer le lever et le coucher du soleil sur les plus hautes montagnes du monde, les meilleurs endroits pour cela sont Nagarkot et Dhulikhel. Prévoyez une journée shopping, l’offre artisanale est variée et très riche. Voici notre proposition pour le circuit de 8 jours.

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Katmandou (2 jours), Pashupatinath et Bodhnath (1 jour), Swayambhunath et Patan (1 jour), Bakhtapur (2 jours/1 nuit, prévoir une nuit sur place), Nagarkot ou Dhulikhel pour voir le lever du soleil sur l’Himalaya (2 jours / Une nuit)

Le trafic dans la vallée de Katmandou fortement encombrée peut prendre un certain temps. A Katmandou même, il est préférable de se déplacer à pied ou en pousse-pousse. Pour rejoindre d’autres sites comme Patan, Bodnath ou Bakthapur, bien qu’il existe des bus locaux, les taxis restent la meilleure option et la plus pratique, le prix est un peu bas.

La vallée de Katmandou est située à une altitude de 1400 mètres d’altitude. La température varie entre 18°C ​​en hiver et 30°C en été. Vous pouvez vous rendre à Katmandou toute l’année, mais pour admirer la barrière himalayenne, mieux vaut venir entre octobre et mai. En juillet et août c’est la saison de la mousson (saison des pluies) et généralement il pleut 1 heure par jour.

Globalement, il n’est pas dangereux de voyager seul en Asie. En tout cas beaucoup plus dangereux que l’Europe ou l’Amérique. Et le Népal est un très beau pays, vous n’avez pas à vous inquiéter là-bas !

Pourquoi les hippies avaient à Katmandou ?

Il y a un demi-siècle, des milliers de jeunes routards aux cheveux longs, pour la plupart occidentaux, ont afflué à Katmandou pour goûter aux fortes variétés de cannabis et de haschisch proposées dans les magasins agréés par le gouvernement de « Freak Street », « rue des Affreux » du nom de . ..

Pourquoi les hippies vont-ils au Népal ? À la fin des années 1960, la capitale du Népal était une véritable Mecque pour les hippies occidentaux qui y venaient en quête d’illumination spirituelle.

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Pourquoi aller à Katmandou ?

Katmandou est l’endroit le plus pétillant du monde. Le monde entier s’y retrouvait. Il y a des visages de toute l’Asie, de toutes les vallées himalayennes et du monde entier. Gurung, Sherpa, Tamang, Birmanie, Tibet.

Quand partir à l’île de La Réunion ?

La meilleure période pour visiter La Réunion est l’hiver australien, de juin à septembre, et les mois de mai et octobre où vous bénéficierez de faibles précipitations et de températures douces.

Quelle est la saison des pluies à La Réunion ? Deux saisons sont marquées à La Réunion : la saison des pluies qui peut se définir entre janvier et mars. une saison sèche plus longue, qui commence en mai et se termine en novembre.

Quel est le meilleur mois pour partir à La Réunion ?

La meilleure saison pour profiter de la beauté de cette île est l’hiver austral, notamment août, septembre, octobre et novembre. Ce sont les mois les plus secs de l’année. Temps doux, températures douces et faibles précipitations.

Quand partir à La Réunion le moins cher ?

Voyager en hiver (juin à août) Ces mois sont caractérisés par environ 3 jours de précipitations modérées par mois. Juin – août est la basse saison pour le tourisme à la Réunion, les hébergements et autres hébergements peuvent être moins chers que d’habitude.

Est-ce que le Népal est dangereux ?

– Vol : Le Népal dans son ensemble est un pays très sûr. Néanmoins, avec l’augmentation du tourisme, la tentation de voler est réelle. Ne le provoquez pas en laissant son sac sans surveillance.

Comment s’habiller pour aller au Népal ? Une veste de montagne sera très importante pour assurer une protection efficace de votre corps. Le thermomètre peut être très bas, mais la sensation de froid peut être amplifiée par le vent ou les chutes de neige fréquentes et occasionnelles. Par conséquent, la résistance au vent et la résistance à l’eau devraient être des caractéristiques importantes.

Pourquoi aller au Népal ?

Terre montagneuse, le Népal est une destination idéale pour le trekking. Dans toutes les directions, le chemin vous emmène au cœur du plus haut sommet du monde, dans un royaume vierge et désolé où cohabitent humains et animaux.

Quelle est la meilleure période pour aller au Népal ?

En général, la meilleure période pour se rendre au Népal est d’octobre à mai, pendant la saison sèche. Les températures sont élevées, surtout à Katmandou, mais pas de pluie, contrairement aux mois de juin, juillet, août et septembre.

Quelle est la monnaie du Népal ?

Comment payer au Népal ? Quels sont les moyens de paiement au Népal ? Au Népal, vous pouvez bien sûr payer en espèces en roupies népalaises, mais aussi en dollars américains. Cela est particulièrement vrai pour les permis de voyage, les billets d’avion, ainsi que les grands sites touristiques.

Comment se nomme la monnaie utilisée au Népal ?

NÉPAL : RUPEE NÉPALAISE (NPR) Conversion de NPR (Roupie népalaise) en EUR (Euro) et vice versa.