Woluwe-Saint-Pierre : la construction de 23 maisons a été retardée par un appel des riverains

Written By Sara Rosso

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Le projet de construction de la rue François Gay, qui prévoit la démolition de 7 maisons unifamiliales pour y installer un immeuble de 23 logements, met les riverains en tension. Constitués en collectif, ils ont introduit un recours en annulation devant le Conseil d’État.

Inquiets pour l’avenir de la Croix-Rouge qui occupe deux des maisons qui seront détruites en septembre, certains riverains ont contacté la presse. La commune de Woluwe-Saint-Pierre a alors annoncé que la démolition aura lieu en janvier 2023 et que l’association pourrait rester en place jusqu’en décembre 2022. Le maire, Benoît Cerexhe (Les engaghati) assure que « la commune n’en quitter la Croix-Rouge » et que « des pistes sont à l’étude pour un nouveau site ». Cependant, le projet de construction a subi un changement de calendrier.

La Société d’Habitation de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) en charge du projet justifie ce retard par rapport au calendrier initial : « Il y a eu un appel des riverains. Nous ne voulons prendre aucun risque. » Si le Conseil de Validité statut . L’annulation engendrerait trop de frais pour nous. » Vers la fin du mois d’août, la SLRB lancera le marché pour la réalisation des travaux. « Ce n’est pas obligatoire tant que nous n’avons pas attribué le contrat, mais cela nous permet de gagner du temps. »

Au terme du mandat, en 2024, la SLRB doit avoir créé 2 500 logements et avoir 1 300 logements en construction. Aujourd’hui, l’entreprise a pris livraison de 855 logements et 19 chantiers sont en cours pour en construire 841 autres. « Nous sommes dans un moment charnière, il ne faut pas perdre de temps, explique Taïssa Bielyszew, directrice du pôle développement de la SLRB. Pour l’affaire de la rue François Gay », nous attendons toujours l’avis de notre avocat et l’avis du Conseil d’État. » La date de janvier 2023 correspond plus à une estimation qu’à une date fixe.

De son côté, le maire comprend les inquiétudes des riverains « Nous ne ferons jamais l’unanimité, c’est clair. Il rappelle que la municipalité et la SLRB ont déjà examiné le projet. 29 logements étaient prévus dans le plan initial qui comprenait un étage supplémentaire. Malgré cette réduction, les riverains se plaignent d’un bétonnage excessif et surtout d’un modèle encore trop haut. Le maire rappelle que le projet de logement moyen doit permettre au « jeune couple » de s’installer à Woluwe « ce qui n’est pas facile aujourd’hui », mais aussi que le projet est indispensable puisque les maisons sont devenues insalubres. « Le projet de construction date du mandat précédent. Les maisons concernées ont fait l’objet d’un plan d’expropriation. Puisque l’immeuble devait arriver, il est vrai que la municipalité n’a pas investi dans ses maisons. »