Yoann Stuck : « Le Challenge UT4M 160 est un beau challenge managérial ! »

Written By Sara Rosso

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Yoann Stuck, de Lyon, n’était jamais venu à l’UT4M avant cette année. Il a choisi le Challenge 160, plus de 4 étapes de 40 kilomètres chacune introduisant l’un des massifs de cet événement organisé autour de la ville de Grenoble. Un bon moyen de se tester sur l’enchaînement des efforts et d’apprécier la spécificité de ces différentes montagnes, tout en contraste. Il nous livre ses impressions au terme de ces quatre jours d’efforts et sa deuxième place au général derrière Sylvain Court.

Pourquoi ce choix de l’UT4M challenge 160 ?

Je n’avais jamais participé à l’UT4M et c’est une course qui m’attirait. De plus, je ne connaissais pas très bien les massifs autour de Grenoble – voire pas du tout pour certains – donc c’était une occasion idéale de les découvrir avec en prime une course intéressante. C’était ma deuxième course par étapes après les Transrockies aux USA, sur les routes du Colorado, où la situation est très différente car le parcours est très rapide. On court partout et on dort dans des tentes, alors qu’ici le parcours est beaucoup plus technique mais les conditions de guérison – à l’hôtel – sont plus faciles. Cependant, dans tous les cas, ces étapes sont intéressantes en termes de gestion de l’effort.

Justement, comment avez-vous géré l’enchaînement de ces quatre étapes ?

Il fallait rester concentré, ne pas se laisser distraire et se mettre dans sa bulle entre les étapes. Je suis arrivé vers midi à la fin de chaque étape et j’ai regardé le Tour de France très tranquillement l’après-midi. Concernant la nutrition, j’étais aussi un peu inquiète pendant ces quatre jours. L’apéro n’était pas au programme !

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Ces quatre étapes présentaient des profils et des terrains assez différents, comment avez-vous apprécié les différents massifs ?

Bien sûr, les profils étaient différents. Sur le Taillefer, où l’étape a été raccourcie à cause de la chaleur, c’était vraiment rapide et j’ai pu vraiment exprimer mes qualités de coureur. Sur Belledonne, c’était beaucoup plus technique. En tant qu’athlète c’était pour moi l’étape la plus difficile à gérer, mais j’ai adoré les paysages et la découverte était vraiment belle. De plus, je suis allé plus lentement pour pouvoir mieux voir les montagnes!

Sur le Vercors, c’était assez varié, finalement très technique à la fin, et l’étape de la Chartreuse me convenait bien. Au final, j’ai beaucoup aimé cette variété et c’était aussi très bien pour la compétition.

Vous vous êtes livré à un beau duel avec Sylvain Court. Comment est-ce arrivé?

C’était une bonne et saine rivalité, Sylvain est un gars vraiment sympa et sympa, il y a eu une bonne entente entre nous, de beaux débuts. De plus, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de la course. C’est aussi le bon côté de cette course par étapes.

Comment envisagez-vous la suite de votre saison ?

Je suis déjà revenu à La Plagne, où j’ai l’opportunité de passer l’été. Je vais participer au Marathon 6D ce samedi, on va courir dans la forme du moment, je ne suis pas sûr d’avoir complètement récupéré mais c’est une course que j’aime beaucoup.

Ensuite je resterai à La Plagne pour préparer dans les meilleures conditions la CCC qui sera mon objectif pour la fin de l’été.